L’AAN préoccupée par les feux de brousse

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    Près de 8000ha d’espaces herbeux et/ou boisés sont déjà partis en fumées depuis juin de cette année en cours au Burundi selon cette association. Son président redoute des catastrophes climatiques et humanitaires et propose la synergie de tous les intervenants pour agir avant qu’il ne soit tard.

    Selon Mamert Sabushimike, président de l’Association des Amis de la Nature (AAN) qui milite en faveur de la protection de l’environnement au Burundi, 7720ha d’espaces herbeux et/ou boisés ont été déjà réduits en cendre depuis le début de la saison sèche en cours au Burundi. Des dix- huit provinces que compte le Burundi, dix sont plus concernées selon le président de l’AAN. Il s’agit de Bururi, Makamba, Rutana, Rumonge, Ruyigi, Cankuzo, Karusi, Bubanza, Cibitoke et Kayanza.

    Les espaces brûlés sont pourtant des boisements et aires protégées, réservoirs d’eaux alimentant les deux bassins hydrographiques (celui du Nil et celui du Congo) qui se partagent les eaux du Burundi, regrette cet environnementaliste. Par ailleurs, l’atmosphère regorge des fumées, des cendres, des dioxines, mais aussi des furannes au-dessus de certaines régions durant plusieurs jours de suite. Tel était le cas au-dessus des communes Vyanda, Vugizo, Makamba et Nyanza-Lac trois jours de suite depuis dimanche 30 août 2015.

    Dans ces conditions, Mamert Sabushimike craint que la population ne soit frappée par des maladies respiratoires et autres, résultant des changements climatiques et la pollution de l’environnement. On observe en effet un réchauffement généralisé de la planète, occasionnant des perturbations climatiques traduites par de fortes pluies d’un côté et une désertification de l’autre. De plus, l’air et l’eau, deux éléments vitaux, se voient pollués, compliquant du coup la vie de l’homme et des animaux.

    Pour stopper ces feux surtout d’origine criminelle, Mamert Sabushimike propose une synergie entre l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement, l’administration de la colline à la province, la population, la police et le parquet afin de traquer les auteurs et les punir conformément à la loi en la matière qu’il estime très claire.

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