La BRB met la main sur les devises des personnes morales, PARCEM en voit une crise

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    Le 02 octobre2015, la Banque de le République du Burundi (BRB) sort une note informant toutes les banques que les retraits en devises ne sont plus autorisés pour des personnes morales, l’organisation Parole et réveil pour l’évolution et changement des mentalités (PARCEM) parle d’une crise sans précédent de devises dans le pays.

    « C’est une démonstration sans ambages d’une crise de devises ! Le gouvernement essaie de récupérer la plupart de devises qui entrent dans le pays pour combler le vide créé par la rétention des fonds par les bailleurs de fonds», dit le président de la PARCEM.

    Faustin NDIKUMANA indique que la balance commerciale est fortement déficitaire. Le peu de devises que l’Etat tire de l’exportation du café et des minerais et celles qui sont envoyées par la diaspora ne peuvent pas suffire pour ses besoins en devises.

    La récupération des devises des organisations privées va avoir comme conséquence, la fuite des capitaux, dit le président de la PARCEM. Les opérateurs privés vont migrer vers les pays voisins et ou y ouvrir des comptes pour les transactions.

    « La crise de devises va plonger d’avantage dans des problèmes économiques car les institutions burundaises étaient mal cotées en matière de bonne gouvernance », s’indigne le président de la PARCEM.

    Faustin NDIKUMANA estime que la solution ne peut être que politique. Le gouvernement doit faire le choix, s’il faut dialoguer, dialoguer; s’il doit négocier, négocier pour se doter des institutions crédibles qui inspirent confiance auprès des bailleurs de fonds. La dépendance du Burundi aux appuis budgétaires ne lui laisse pas un autre choix, ajoute le président de la PARCEM

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