
Dans une déclaration “locale” rendue publique ce vendredi, la Délégation de l’Union Européenne et les Etas membres rappellent au Burundais qu’elle s’est beaucoup investi pour appuyer le Burundi ces 15 dernières années : “Deux milliards d’euro, soit 4000 milliards de francs burundais est le montant que l’union européenne a déjà investi au Burundi depuis la signature de l’accord d’Arusha, dans le processus de consolidation de la paix ainsi que la politique de développement et ses réformes ».
La déclaration fait comprendre que cet appui implique des obligations réciproques : “Ce soutien important envers le Burundi est la traduction des valeurs et principes fondamentaux énoncées par l’accord de Cotonou, un accord qui implique le respect de tous les droits de l’homme, les libertés fondamentales et les principes fondamentaux”.
Le message finit par la perspective de la carotte et du bâton pour le pays : “C’est le respect de ces valeurs qui permettra à l’Union européenne de poursuivre et renforcer son appui visant à accompagner le Burundi dans la réconciliation et la lutte contre la pauvreté”.
Ce message de l’Union Européenne sur la crise politico-sécuritaire au Burundi intervient une semaine après que la Belgique ait annoncé sa suspension de l’aide qu’elle donne au Burundi en matière de développement, poussant Bujumbura à renvoyer l’ambassadeur de la Belgique au Burundi.
Depuis lors, les relations entre les deux pays restent tendues, une tension qui s’est matérialisée par la manifestation sur l’instigation du gouvernement ce samedi devant l’ambassade de la Belgique au Burundi.
Le 4 Octobre dernier, le CNDD FDD, le parti au pouvoir avait exigé de l’Union Européenne de mettre à la disposition du Burundi les fonds destinés à aider ce pays et le manque à gagner pour les projets qui n’ont pas été exécutés.



