Cris d’alarme aux burundais et aux donateurs du Burundi

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    La coalition des organisations des producteurs à petite échelle dans le secteur agri-élevage lance un cri d’alarme à tous les burundais et bailleurs de fonds qui appuient le Burundi de faire tout leur possible pour ne pas en arriver à la mise en application des sanctions en matière d’aide au développement, comme annoncé par ces mêmes donateurs.

    Ce cri d’alarme a été lancé au cours d’un atelier organisé par cette coalition des producteurs pour l’auto-suffisance alimentaire ce jeudi le22 10 2015.

    Madame NZEYIMANA Odette, qui la représente au niveau de l’Afrique de l’Est, rappelle ici les conséquences de l’arrêt de l’aide en matière de développement sur les secteurs de santé, de l’éducation et de l’alimentation.

    « Les conséquences de l’embargo de 1996 ont emporté la vie de plusieurs personnes malades qui souffraient de la malaria et d’autres maladies parce qu’il n’y avait pas de médicaments », souligne-elle.

    Les femmes et les enfants seront les premiers à souffrir de ces sanctions sur le Burundi. Mais aussi une grande partie de burundais qui sont vulnérables, continue madame NZEYIMANA.

    Elle rappelle que dans une enquête réalisée par les Nations Unies en 2012, plus de 60 pourcent de la population burundaise souffrait de malnutrition.

    Au cours des dernières semaines, plusieurs bailleurs de fond – dont la Belgique et les pays Bas – ont annoncé la suspension d’une partie de leurs aides au Burundi. L’Union Européenne menace d’arrêter toute coopération avec le pays si – au bout de négociations sur les obligations des deux parties- il ressort que le Burundi n’a pas respecté ses engagements, en vertu de l’article 96 de l’Accord de Cotonou.

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