Christa Bella Mugisha est une jeune artiste burundaise qui a su combiner ses études secondaires et sa musique durant ces 3 dernières années. Alors qu’elle étudiait à Kampala, pendant ses elle produisait et publiait une chanson. Revenue au pays, elle fait face à la fermeture de la plupart des studios.
Aujourd’hui même si elle a terminé ses études, Christa ne peut plus continuer à travailler sur sa musique, puisque presque tous les studios de Bujumbura sont fermés à cause de la crise que traverse le pays.
« Mon rêve de terminer mes chansons est tombé à l’eau; j’allais finir mon album, et voilà que les studios sont fermés et que les meilleurs producteurs-arrangeurs sont absents », dit Christa Bella Mugisha. Les conséquences sont nombreuses d’après elle. L’artiste ne parvient plus à se programmer : la réalisation, la multiplication de son album prend du retard, sa vente est impossible, les concerts pour la promotion de son album impossibles, les fans attendent la sortie de l’album indéfiniment.
« Comme beaucoup d’autres artistes, j’ai fait un saut vers l’autre côté de l’ Akanyaru, à Kigali où j’ai été mal accueilli; les producteurs de là ont affiché un certain mépris avec les Burundais refugiés. Alors j’ai vite décidé de retourner dans ma patrie », ajoute Mugisha.
L’artiste Bella, connue à Ngagara sous le pseudonyme de Tchotcho, demande aux décideurs politiques de mettre de côté la violence et favoriser le dialogue afin qu’il règne un climat de paix qui favorise un bon travail des artistes.
Actuellement, Tchotcho attend la normalisation de la situation. Dans l’entre- temps, elle se voit obligée de travailler dans une pâtisserie en pleine ville de Bujumbura pour se faire un peu d’argent de poche. Elle n’est pas la seule. La plupart des musiciens burundais tirent aujourd’hui le diable par la queue.

