Burundi : Trente civils tués en 2 semaines, la Ligue Iteka s’inquiète

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    Les dernières semaines de l’ultimatum du Président de la République sur la remise volontaire ou musclée des armes par la population civile ont été les plus meurtrières dans le pays. La ligue des droits de l’homme Iteka et les Nations Unies dénombrent plusieurs morts.

    « Une trentaine de personnes ont été tuées au courant de ces 2 dernières semaines sans parler des agents des forces de l’ordre et de sécurité », s’indigne le président de la Ligue Iteka. Anschaire NIKOYAGIZE indique que les Nations Unies, elles, rapportent plus de 60 personnes assassinées au cours de ces 3 dernières semaines. Depuis fin avril 2015 – date du début de la contestation – poursuit-il, près de 200 civil ont été tués.

    Le numéro un de la Ligue Iteka déplore les enlèvements et les arrestations arbitraires dont sont victimes les jeunes des quartiers contestataires du 3ème mandat du Président burundais Pierre Nkurunziza. Le défenseur des droits humains accuse la documentation. Selon Anschaire, ces jeunes seraient arrêtés ou enlevés par les agents des services secrets. Il s’inquiète que la Ligue Iteka et bien d’autres organisations de défense des droits de l’homme n’ont plus accès ni aux personnes détenues, ni aux centres de détentions.

    Le président de la Ligue Iteka plaide pour la fin de la violence au Burundi. Il tient à souligner que ni les membres des partis politiques, ni les contestataires du mandat, ni les agents de la police, personne ne doit être tué. Anschaire NIKOYAGIZE qualifie d’alarmante la perte de près de 200 vies humaines sans que le pays n’ait été attaqué par un autre. « Le gouvernement doit arrêter le massacre de la population », conclut-il.

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