
Les riziculteurs qui n’ont pas pu payer les redevances se verront bientôt retirés de leurs champs par la SRDI. Ces dettes données par cette société sont notamment liées aux semences obtenues à crédit, des produits phytosanitaires, de l’eau pour l’irrigation et autres et sont normalement payées en espèce(le riz équivalent). S’ils ne paient pas, leurs champs seront redistribués aux autres qui sont capables de liquider ces crédits , une mesure qui avait été suspendue en 2010 suite aux conflits qui avaient conséquemment surgi.
De leur cote, ces cultivateurs qui vont être sanctionnés et retirés de leurs champs demandent plutôt aux responsables de la SRDI de patienter et de les laisser payer par tranches. “Nous demandons au directeur général d’alléger la sanction et de nous attendre. Vous voyez, l’année passée, nous avions cultivé mais nous n’avons rien récolté suite aux maladies qui ont attaqué les champs de riz. Et dire que nous devons obligatoirement payer, je ne comprends pas”, se lamente un cultivateur du village 5 de la commune Gihanga.
Nsanzimana Jean dit aussi ne pas comprendre pourquoi cette mesure de retirer les champs aux insolvables revient alors qu’elle avait été suspendue, il y a six ans.”Souvenez-vous des conflits qui ont surgi en 2010, ceux à qui on avait distribué les champs retires aux anciens occupants ont fini par les remettre à ces derniers suite aux échauffourées qui en avaient suivis”, ajoute-t-il.
A la société régionale de développement de la plaine de l’Imbo , la décision est là et elle doit être appliquée. «Ce sont des dettes de plusieurs années, et on les avait tellement attendues. On a même avertis ces cultivateurs depuis longtemps mais pas de réponse. Faut- il sacrifier la société et donner raison à ces cultivateurs qui ne veulent pas payer les dettes ou payer les redevances pour continuer avec la société ?” s’interroge Térence Nobus Butoyi, directeur général à la SRDI.



