
D’abord, le manque de ce produit est enregistré à Bujumbura. Depuis ce lundi soir, il s’observe de longues files d’attentes sur les stations de service en mairie de Bujumbura. La radio Isanganiro a fait le tour de la capitale ce mercredi, aucune station de ENGEN ne distribue pas ce produit sauf celle de KATIKATI qui servait ceux qui sont en possession de bon de commande.
La même situation de pénurie de fait parler d’elle au centre du pays. Ceux qui s’approvisionnent en carburant de type essence sur différentes stations de la ville de Gitega disent que ce produit devient de plus en plus rare et le prix d’un litre à la pompe ne cesse de grimper . Au marché noir, un litre d’essence s’achète à dix milles fbu. LA situation est comme telle au moment où au parc pétrolier de Gitega, les camions citerne qui importent l’essence font la queue en attente de déchargement.
Enfin, cette pénurie de carburantest décarée dans la ville de Ruyigi. Actuellement aucune station de service ne distribue ce produit dans la ville de Ruyigi que ça soit le mazout où l’essence. Conséquence: Ceux qui roulent à moto ou en voiture s’approvisionnent au marché noir où le prix d’un litre a déjà connu une augmentation de 60% du prix officiel. Les plaintes se font sentir du côté des voyageurs qui voient le coût du ticket augmenter et les chauffeurs des taxis-motos se plaignent qu’ils travaillent à perte.
Face à cette pénurie ,au niveau du ministère de l’énergie et mines ayant également la gestion du carburant dans ses attributions, il n’ y a pas de pénurie du carburant au Burundi. Nolasque Ndayihaye, directeur général lance plutôt la balle dans le camp des grossistes dont leurs stocks sont en attente d’être approvisionnés. Ils n’acceptent pas d’acheter à ceux qui en ont pour le distribuer aux détaillants, a-t-il indiqué. Signalons que cette pénurie survient à moins de deux mois de la hausse du prix de ce produit, quittant 1880fbu à 2000fbu le litre.



