Icône du tambour sacré : Que son âme repose en…

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    Vers la route de son dernier demeure, le lundi 17 avril 2017, l’icône du tambour sacré et gardien du site de Gishora, Antime Baranshakaje, 82 ans est enterré sur la colline Gishora de la commune Giheta en province Gitega. Les burundais se souviendront de lui comme l’homme qui a consacré sa quasi totalité de sa vie au tambour burundais jusqu’à ce que ce dernier soit reconnu comme patrimoine culturel de l’Unesco.


    Le tambour qu’il a tant aimé, battu et dont il a défendu sa valeur, était au rendez vous pour lui rendre le dernier hommage. En couleurs du drapeau national, les héritiers d’Ingoma, considérés comme des rejetons d’Antime Baranshakaje, s’étaient rassemblés pour dire adieu à l’icône du tambour sacré. Ceux de la capitale, tambours sur la tête, ont escorté le cortège funéraire depuis la morgue du centre hospitalo- universitaire de Kamenge jusqu’à la Gare du Nord en mémoire de l’homme qui a servi le Roi Mwezi Gisabo.Direction, Gitega, sa province natale.

    {{Un monument en mémoire du défunt}}

    « Que son âme repose en paix », a souhaité Jean Bosco Hitimana, ministre Burundais de la jeunesse, des sports et de la culture. Selon lui, Antime Baranshakaje restera dans les anales de l’histoire burundaise. Il reconnait la contribution de l’artiste dans la reconnaissance du tambour burundais comme patrimoine culturel de l’Unesco. Ainsi, le Ministre a indiqué qu’un monument sera érigé en mémoire du défunt en guise de reconnaissance de ses mérites.

    {{Une opposition farouche aux femmes tambourinaires}}

    Oscar Nshimirimana qui, dans les cérémonies funéraires, représentait la famille des tambourinaires de Gishora, indique qu’ils ont perdu l’homme qui cultivait dans leurs esprits, l’amour et la valeur du tambour. Pour le défunt, poursuit-il, il est strictement interdit à la femme de battre le tambour. Selon le gardien du palais royal de Gishora, qui abrite les tambours Ruciteme et Murimirwa, le corps du tambour est comparable à celui de la femme.

    Au moment où un groupe de femmes avait, en Mairie de Bujumbura, initié une équipe de tambourinaires féminines, Nshimirimana s’y est farouchement opposé. “Dans ses dernières volontés du vieux Baranshakaje, il a demandé que personne ne s’approprie de son nom et que le tambour ne soit pas battu pour les cérémonies de mariage.”, a rappelé Nshimirimana

    {{ Gishora abrite Ruciteme et Murimirwa }}

    Ces tambours ci-haut cités portent les noms des vaches Ruciteme et Murimirwa que le Roi Mwezi Gisabo a offert à l’homme qui l’a caché sur la colline Gishora quand il était poursuivi par les Allemands qui voulaient sa tête. C’est ainsi que le palais de Gishora a vu le jour selon le gardien du site. Ces tambours, symboles de la royauté , sont soigneusement conservés dans le palais des tambours se trouvant à l’entrée du site de Gishora.

    A côté du ministre de la jeunesse des sports et de la culture qui a représenté le gouvernement, ces cérémonies ont vu la participation, du député Spés Caritas Njebarikanuye, 1e vice-président de la chambre haute du parlement et du secrétaire générale du parti présidentiel Evariste Ndayishimiye.

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