Nkoribishimwa Emmanuel, un autodidacte en pavage et qui est presque toujours présent autour des nids- de- poule dans la RN3 entre les rivières Ruzibazi et Murembwe, vient de refuser un salaire de plus ou moins trente milles francs par mois lui proposé par la commune Rumonge. Il dit que c’est un maigre salaire mais affirme être déterminé à continuer son bénévolat.

Un salaire de vingt à trente mille francs burundais par mois, une carte de la mutuelle de la fonction publique et une affiliation à l’INSS comme d’autres employés de la commune Rumonge sans diplômes viennent d’être proposés à Emmanuel Nkoribishimwa qui s’occupe du pavage des nids-de-poule dans la RN3,dans les zones Minago, Kizuka et quelques fois à Rumonge sur une distance de trentaine de km.
Célestin Nitanga, administrateur communal de Rumonge, explique que la commune apprécie le travail accompli par cet homme comme d’ailleurs les usagers de cette route qui donnent de leur propre gré 500f, 1000f,…à cet homme de 70ans presque toujours assis près des nids-de-poule même sous le soleil de plomb. “Et c’est ce salaire proposé aux sans diplômes”, indique l’administrateur de Rumonge.
“Et pourtant, ses réalisations sont excellentes jusqu’à ce que certains chauffeurs l’appellent sans gène « Ingénieur » ou « AMSAR »(du nom de l’entreprise qui construisait et réhabilitait les routes burundaises dans le temps).
Emmanuel Nkoribishimwa dit qu’il ne peut pas s’engager pour un salaire mensuel inférieur à 100mille francs burundais dans la conjoncture économique actuelle et vu le temps qu’il consacre à ce travail. Il dit avoir opté pour ce bénévolat qui peut lui rapporter quelques fois même plus que trente mille francs burundais.
Nkoribishimwa Emmanuel, cet habitant de le colline Kizuka en province Rumonge , preste ainsi depuis 2008 et reconnait avoir signé une fois un contrat d’un salaire mensuel de 40 milles, un contrat qui n’a duré qu’un mois, l’ayant sous-estimé. Contrairement à une certaine opinion selon laquelle Nkoribishimwa aurait demandé un vélo et une brouette à une autorité burundaise qui voulait le récompenser, il informe que cela n’a jamais été.



