La population riveraine de l’aire protégée de Ruvubu dit être sensibilisée de l’importance du parc. Une partie de cette dernière qui affirme jadis être chasseur des animaux du parc appelle les autres à se désintéresser de ce comportement qui risque de faire disparaitre la faune, un trésor du pays.

Le parc national de la Ruvubu a été longtemps menacé par le braconnage. Cet espace protégé a une superficie de 50.800 ha. Il s’étend sur 4 provinces : Cankuzo, Ruyigi, Karusi et Muyinga. Il dispose de plusieurs espèces d’animaux tels les populations de buffles, les hippopotames et crocodiles dans la rivière de Ruvubu et autres. Les populations environnantes du parc vivaient autrefois du braconnage mais elles disent aujourd’hui qu’elles ont compris que le parc doit être protégé car il constitue la richesse de la région.
Les anciens braconniers révèlent qu’ils vivaient des animaux du parc. “e braconnage étant à cette époque autorisé. Aussi, celui qui s’absentait devait payer l’amende. Pendant la saison sèche, les familles préféraient se nourrir de la viande plutôt que du haricot.”, témoignent un vieil homme d’une soixantaine d’année.
Un certain Murengera vieux de 80 ans a indiqué qu’il est sensibilisé à la protection du parc mais que des fois l’envie lui revient malgré les sanctions. Balthazar Kanyarushatsi , ancien braconnier, devenu guide touristique depuis 1984 sert de modèle pour comprendre l’importance de couper court au braconnage. « Quand j’ai été engagé ici, j’ai commencé à rendre témoignage aux autres. Jusqu’à présent, nous travaillons en concertation avec les anciens braconniers dans la lutte contre le braconnage. »
Le chef du parc national de la Ruvubu se dit satisfait de la collaboration avec la population locale et l’administration pour protéger le parc. Marc Bakundintwari dont le projet biodiversité était appuyé par le Pnud dès 2012 explique que des infractions commises à l’intérieur du parc sont minimes suite aux sensibilisations à l’endroit de la population.
Bien que le taux du braconnage ait diminué, le parc reste menacé par les feux de brousse. Le chef du parc trouve que les autorités feraient mieux d’augmenter le nombre d’employés qui pourraient aider à traquer ces pyromanes.




