Burundi : La Regideso hausse le prix du courant électrique

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    Un contrat de fourniture d’électricité sur 10 ans entre Bujumbura et un homme d’affaire burundo-tanzanien a été signé. La centrale thermique fournira 30 mégawatts. Des réactions fusent.

    La nouvelle grille de tarification du courant électrique a été annoncée en fin de semaine dernière par le directeur général de la régie nationale de distribution de l’eau et de l’électricité. Jéroboam Nzikobanyanka précise qu’avec ce contrat avec le patron de la société Inter pétrole permettra aux burundais de la capitale comme ceux de l’intérieur d’avoir cette énergie 18h par jour.

    {{Qui est cet homme d’affaire ?}}

    Il s’appelle Taruku Bachir ; un opérateur privé, ayant le monopole d’importation des produits pétroliers à plus de 90 %. Il reçoit la quasi-totalité des devises de la banque centrale pour l’importation de l’or noir. Utilisant le corridor nord, voie routière reliant Bujumbura au port de Mwanza en Tanzanie passant par les provinces nord du Burundi ; les camions poids lourds de cet entrepreneur font l’essentiel de la circulation.

    {{Un contrat sur 10 ans }}

    Ce contrat est signé, dit le directeur général de la Regideso, pour pallier au problème de délestage, (façon de fournir l’électricité à tour de rôle) que vivent différents quartiers de la capitale ainsi que l’intérieur du pays depuis février de cette année). Ce manque est dû à la diminution de l’eau dans le principal barrage hydro électrique de Rwegura en province Kayanza, un barrage construit en 1980. Cette rotation dans l’approvisionnement en électricité paralyse les activités surtout dans les quartiers populaires, favorisant également le banditisme durant la nuit.

    L’Observatoire burundais contre la corruption et les malversations économiques OLUCOME remet en doute les différentes promesses du pouvoir sur la construction d’au moins deux barrages hydroélectrique avec fin 2018 notamment le barrage de Jiji – Murembwe (49 mégawatts) et Kaburantwa (20 mégawatts). D’autres barrages sont partagés soit entre le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie. De ces barrages, le Burundi bénéficiera respectivement 27 mégawatts et 49 mégawatts, avait annoncé Côme Manirakiza, ministre burundais de l’intérieur le 29 décembre 2015 à la chambre basse du parlement burundais. Promesses non tenues, regrette Rufyiri. Aujourd’ hui, le ministre Manirakiza explique l’échec par le désengagement des partenaires européens avec la crise de 2015.

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