Musaga: Entre Kamesa 1 à Kinanira 2, le pont ne passe plus

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    Les habitants du quartier Kamesa 1 appellent le gouvernement à leur venir en aide dans la construction d’un pont qui les relie avec Kinanira 2, c’est dans la zone Musaga au sud de Bujumbura, la capitale. Il s’agit d’un pont en bois et planches, érigé au-dessus d’un grand ravin ; et tout ce qu’ils peuvent faire ne peut pas beaucoup durer. Les conséquences sont énormes, disent-ils.


    Il y a risque de vertiges pour les non habitués quand on se tient debout, au-dessus du ravin sur lequel était érigé le pont reliant les deux quartiers. Pour le moment où le pont s’est effondré, le contact physique est coupé pour les gens qui se trouvent de part et d’autre du ravin. Ils se regardent, se parlent, mais ne traversent pas le pont, qui servaient de grande utilité selon les habitants.

    “Ce pont est construit sur contribution de la population. Les gens payent les frais pour acheter les planches, les poteaux. Il y a aussi la part de l’église pentecôte puisque les fidèles utilisent également le pont. Ainsi, les habitants ont déjà collecté une certaine somme et nous allons donner ces frais aux responsables de l’église, avant d’acheter les planches, pour commencer les travaux” explique un habitant.

    A l’heure actuelle comme l’indiquent ces habitants, l’on est en train de faire de son mieux pour que les deux quartiers soient de nouveau en contact, tout en demandant au gouvernement d’appuyer, lui qui par ailleurs ferait mieux.

    “Nous avons crié à maintes reprises devant les instances supérieures ; mais on voit peut-être que le gouvernement est surchargé. Nous nous sommes dit qu’il ne faut pas toujours attendre, oui, nous attendons puisque notre force est limité. Que l’Etat entende les cris des citoyens en difficultés. Nos enfants qui vont à l’école doivent contourner dans les eaux de Kanyosha ; ils peuvent être noyés”, ajoutent-ils.

    Jean-Népo Ntarukundo, un des chefs de cellules à Kamesa 1, indique que ce problème est connu au niveau des instances hiérarchiques, mais précise qu’en attendant qu’une solution soit trouvée, dit-il, l’on est en train de collecter une certaine somme, cinq mille francs burundais par ménage, en vue de sauver ce qui est à sauver.
    Les habitants de Kamesa 1 ou Kinanira 2 qui veulent quitter un quartier vers un autre, doivent pour le moment emprunter la route principale passant par un endroit communément appelé chez Ruhara en amont ; ou en aval, par les eaux de la rivière Kanyosha.

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