Gihanga: les cultivateurs du village 2 demandent la levée de la mesure de la SRDI

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    35 hectares de champs d’ognons, de patates douces, de haricots, de pastèques et autres différentes cultures vont être détruits car dit la SRDI, ces cultures ont été plantées dans un espace destiné à la culture du riz. Cette décision ressort d’une correspondance que le directeur général a. I. de la société régionale de développement de la plaine de l’imbo a adressé ce lundi au président de la coopérative dénommée Abanyamwete du village deux de la commune Gihanga.

    Sylvestre Kwigize est l’un de ces cultivateurs qui se désolent et qui disent n’avoir pas à quel saint se vouer . « J’ai déjà dépensé beaucoup d’argent, a peu près deux millions de Fr bu pour exploiter deux hectares dans cette localité. J’y ai planté des ognons, des patates douces et des haricots. Aujourd’hui, on nous recommande de déraciner ces cultures, c’est vraiment incroyable» . Ce cultivateur ajoute qu’il lui fallait juste un mois pour récolter. Une centaine de cultivateurs de ce village demandent à la SRDI de revenir sur cette mesure.

    De son côté, le directeur général a. i. à la société régionale de développement de la plaine de l’Imbo tranquillise ces cultivateurs. Après une descente effectuée dans cette localité, la mesure d’enlever ces cultures a été suspendue, dit Jean Kennedy Samaniro .« Les cultivateurs qui ont déjà planté peuvent poursuivre leurs champs et vont récolter. “Mais que personne ne plante encore. C’est en fait un espace destiné au riz, et non aux cultures vivrières », explique –t –il. Cette autorité ajoute que les cultivateurs n’ont aucun droit de modifier le calendrier agricole de la société et que cet espace de 35 hectares était uniquement destiné à la culture du riz pour la saison culturale B.

    Le directeur général a.i. à la SRDI formule également une mise en garde contre les membres du comité de la coopérative Abanyamwete du village deux. qui semblent avoir autorisé ce désordre de planter les cultures vivrières au détriment du riz. «Ces membres du comité qui ne font pas leur travail comme doivent être sanctionnés conformément à la loi », martèle Jean Kennedy Samaniro, le premier responsable à la SRDI.

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