Burundi: La SOSUMO tend vers la réorganisation

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    Après que le projet de loi portant changement de mode de gestion et de la structure du capital social de la SOSUMO ait été adopté à l’Assemblée nationale lundi 19 novembre 2018, la chambre haute du parlement a fait de même le lendemain. Un montant de 20 mille dollars américains est nécessaire pour redynamiser cette société sucrière du Moso.

    Le Sénat burundais a adopté ce mardi le projet de loi portant changement du mode de gestion et de la structure du capital social de la SOSUMO. Le ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme qui était l’invité au sénat trouve une plus-value dans cette redynamisation. Jean Marie Niyokindi rassure que la redynamisation de cette entreprise va permettre la croissance de la production qui va passer de 20 à 35 mille tonnes. Ce travail nécessite 20 mille dollars américains qui proviendront des actionnaires potentiels.

    Certains sénateurs ont émis leurs inquiétudes sur les moyens d’obtention de ces fonds. La sénatrice Victoire Nahimana trouve que les investisseurs peuvent se cacher derrière leurs actions pour revoir à la hausse le prix du sucre. «Le capital nécessaire pour que la SOSUMO poursuive ses activités, comme a dit le ministre, il faut 20 millions e dollars américains et il a parlé de grands investisseurs. Moi j’aimerais savoir qui sont ces investisseurs. La valeur d’une action est d’1. 452. o27, c’est très peu d’argent et beaucoup de burundais peuvent en avoir Si on, demandait à toutes les communes du pays d’apporter leurs actions, on est capable. Je veux savoir les modalités de collecte de ces 20 millions de dollars », demande la sénatrice.

    Le ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme souhaite qu’il y ait des actionnaires nobles afin de ne plus importer le sucre après deux ans.Jean Marie Niyokindi rassure qu’il y a des investisseurs nationaux qui possèdent des capitaux. « Au sein du gouvernement, je suis très concerné par cette question. J’ai une décision émanant de mes supérieur qui m’autorise l’importation du sucre pour que les burundais ne soient pas en manque de ce produit agricole l’an 2019 mais en 2020, la situation est en train d’être analysée, on ne va plus importer le sucre. C’est pourquoi alors je demande à ce qu’on cherche des actionnaires potentiels et je n’ai pas peur il y a des burundais qui détiennent des moyens financiers et celui qui n’a pas les 20 millions de dollars va s’associer aux autres puis on va démarrer les activités », rassure le ministre Niyokindi.

    Ce projet de loi portant changement de mode de gestion et de la structure du capital social de la SOSUMO a été adopté au sénat avec quelques amendements. Parmi lesquels il y a l’interdiction aux opérateurs du secteur sucrier d’avoir des actions.

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