La voie lacustre au niveau du Burundi est moins exploitée alors qu’elle est la moins chère par rapport à la voie routière. La preuve en est que, regrette, le directeur de Global port Services Burundi, GPSB une société exploitant le Port de Bujumbura, la capacité d’accueil de ce port en tonnes n’est pas encore atteinte en importations. 
Selon ce responsable, les marchandises qui arrivent sur le port de Bujumbura proviennent essentiellement des Ports de Mpulungu en Zambie et de Kigoma en république Unie de la Tanzanie. Selon Bonaventure sinzobakwira, il y a une autre partie de marchandise en provenance des ports de Kalemi, Moba et Kalunda en RDC et Kasanga en Tanzanie.
Le port de Bujumbura a une capacité de tonnage de 500 milles. Le directeur de l’entreprise regrette qu’elle n’a jamais été atteinte. « Le tonnage le plus élevé qu’a connu le port de Bujumbura a été de 235 tonnes par le concessionnaire qui a précédé la société Global Port Services Burundi », explique le directeur de cette entreprise qui n’a pas encore dépassé un tonnage de 180 milles tonnes qu’elle a enregistré en 2017. Selon Bonaventure sinzobakwira, il est difficile aujourd’hui de dire que l’activité est satisfaisante sur le Port de Bujumbura.
{{Une voie lacustre utile mais non exploitée }}
Selon ce responsable de l’entreprise [Global Port Services Burundi->http://www.gpsb.bi], actuellement, emprunter la voie lacustre génère un gain de 60 dollars américains par tonne par rapport à la voie routière. « Les statistiques annuelles des marchandises en destination du Burundi via le port de Dar Es Salam tournent autour de 350 mille tonnes. En 2017, la société Global port Services Burundi a enregistré 22 400 tonnes de marchandises importées via le lac Tanganyika. En 2018, les importations ont été de 33 200 tonnes », explique le directeur de l’GPSB. Selon lui, il y a moyen d’améliorer ces importations d’autant que les couts de transport dans le lac sont moins chers vis-à-vis des prix de transport sur la route. Pour ce responsable, pour tourner la page de cette situation, il a un besoin d’investir dans cette activité pour augmenter la capacité même si cette activité est moins intense. Il espère que la situation change avec l’an 2019 vue le [nombre de bateaux qui accoste sur le port de Bujumbura->http://www.gpsb.bi/2017/03/23/port-de-bujumbura-le-trafic-maritime-se-densifie-de-nouveau/].
{{ Des efforts à risque de vouer à l’échec au Burundi}}
En 2017, les quatre pays riverains du lac Tanganyika se mis d’accord pour révolutionner le transport sur et autour du lac par la construction d’infrastructures diverses grâce à l’appui financier de de la Banque mondiale. Via Nestor Coffi, représentant résident de la Banque Mondiale à Bujumbura, la BM a accepté de mobiliser 600 millions de dollars pour financer une multitude de projets de développement sur le lac.
A cette époque, l’assistant du ministre burundais du Transport, des Travaux Publics et de l’équipement a souligné que ce projet vient à point nommé pour booster les échanges commerciaux. «[Le développement du transport intégré sur le lac Tanganyika reliant routes modernes, chemins de fer et bateaux, va sans doute booster les échanges commerciaux entre les quatre pays riverains et au-delà, entre les blocs régionaux->https://www.aa.com.tr/fr/afrique/afrique-développement-du-lac-tanganyika-quel-impact-pour-la-région-/959693]», a-t-il apprécié.
Quatre pays africains partagent le lac d’une superficie de 32000 km carrés et une étendue de 676 km dont le Burundi le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie et la Zambie. Les populations des pays riverains étaient estimées à plus de 50 millions en 2017.



