Quand Bujumbura fait face à l’instabilité électrique

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    Depuis plus d’un mois, les coupures de courant intempestives paralysent les activités de plus d’un. Difficile de travailler dans ces conditions. Certains voient leurs petits business mourir à petit feu.

    Dans le centre-ville de Bujumbura, la rue « avenue de l’amitié » est l’un des lieux où on observe ces coupures. Ce phénomène enchante moins ceux qui y font du business. Ils travaillent à perte depuis plus d’une semaine.

    Des chiffres d’affaires au ralenti

    Les commerçants à qui la chance a souri, ont des groupes électrogènes. Malgré le courant alternatif produit par ces derniers, les pertes restent énormes. « Je tiens une petite imprimerie. Les machines fonctionnent uniquement avec le courant électrique. J’utilise en moyenne 50 litres de mazout par jour. C’est énormément d’argent. Il y’a même des machines qui ne fonctionnent plus à cause du manque de courant. Si la situation continue, je me vois obliger de mettre la clé sous la porte.», se lamente Fred un jeune homme de 30 ans.

    Pérose veuve et mère de 4 enfants quant à elle, vend du lait. « Ma situation financière ne me permet pas de me procurer un groupe électrogène. Mon commerce commençait juste à fleurir », dit- elle tristement. A défaut de conserver son lait pendant 24h ou plus, elle prend 10 litres de moins qu’avant. Comme la plupart des commerçants, elle risque de plier sa boutique, seule source de revenu.

    Qu’en dit la REGIDESO  ?

    Lors d’une récente conférence de presse, le Directeur Général l’a confirmé : « Ce n’est pas à cette avenue uniquement, c’est plutôt tout le centre-ville. C’est connu de tous, le réseau électrique de la ville est vétuste ». Dit Siméon Habonimana, Directeur général de la REGIDESO.

    Néanmoins, il assure que des études sont en cours pour résoudre ce problème : « Nous espérons résoudre temporairement ces pannes. Mais la solution durable, c’est la mise en exécution du projet de réhabilitation du réseau de Bujumbura. Des études sont en train d’être faites.»

    Les commerçants qui tiennent les salons de coiffures, les boucheries, les restaurants, les cafétariats et secrétariats publiques espèrent,  dans cette douloureuse agonie, qu’un jour les affaires reviendront à la normale.

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