Alcool – mineur : une amitié à risque

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    L’âge légal pour consommer l’alcool est de 18 ans au Burundi. Même si les bières, surtout celles industrialisées, portent une étiquette interdisant la consommation aux mineurs, la plupart des jeunes n’attendent  pas leur majorité pour boire leur premier verre.

    Selon une étude de la SOJPAE (solidarité de la jeunesse pour la paix et l’enfance) au Burundi, 1 enfant sur 2 consomme ou a déjà été en contact avec l’alcool. Parmi ces adolescents, il y a des buveurs occasionnels. Ils consomment de l’alcool dans de grandes occasions telles les fêtes. D’autres sont plus qu’habitués, ils sont des dépendants. Une situation qui n’est pas sans conséquence.

    Sandra 17 ans explique : « J’ai commencé à consommer l’alcool assez tôt, surtout pendant les fêtes de fin d’année. Après, c’est devenue une habitude. Un jour j’ai bu un verre de trop avec mon petit copain. Résultat, je suis actuellement maman d’un petit garçon de 4 mois. »

    Proportion de consommation

    Les sondages montrent qu’au Burundi, 50% d’enfants prennent un verre étant en dessous de 18 ans. « Nous avons fait une enquête sur quelques écoles dans toutes les provinces. 49 % des filles de l’intérieur du pays boivent de l’alcool et les garçons 51 %. En outre, Bujumbura enregistre un grand nombre de filles consommatrices d’alcool. Les chiffres s’élèvent à 52 % des filles, contre 48 % des garçons », Précise David Ninganza directeur de la SOJPAE. Des chiffres alarmants pour lui.

    La pression du groupe est la principale motivation des jeunes à prendre un verre. D’autres boivent dans le but de chasser l’ennui, oublier les soucis quotidiens. Par contre, ils ignorent que c’est à leurs risques et périls.

    Une menace pour la santé humaine

    La consommation excessive d’alcool à l’adolescence est susceptible de gêner le processus de la maturation biologique de l’enfant. Amélie Nijimbere pédiatre, explique que les boissons alcooliques affectent le cerveau. Elles peuvent aussi être la cause des différentes maladies comme le diabète, l’hypertension et l’atteinte du pancréas.

    Pour David Ninganza, les adolescents accros à alcool développent des troubles de comportement. Ils peuvent être impliqués dans des disputes violentes et le manque de jugement en matière de comportement sexuel. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), l’usage nocif de l’alcool entraîne 2,5 millions de décès chaque année et affecte de plus en plus les jeunes générations.

    Au Burundi, le code pénal prévoit des sanctions contre toute personne qui sert des boissons alcoolisées aux mineurs à l’insu de leurs parents. Le coupable est puni conformément à l’article 516 de ce code.

     

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