Burundi : la carence du sucre s’éternise !

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    Trouver du sucre est devenu difficile pour certaines familles de Bujumbura. Malgré l’avertissement du ministère du commerce, de l’industrie et du tourisme à l’endroit des commerçants spéculateurs, le prix du sucre reste élevé dans certains quartiers de la ville.

    La population s’inquiète

    Les habitants de différents quartiers en Mairie de Bujumbura se lamentent de la rareté du sucre produit par la SOSUMO (société sucrière de Mosso). Dans les endroits où on parvient à le trouver, son prix est élevé. Il varie entre 3000 et 3500 fbu le kilogramme alors que le prix officiel est de 2400 fbu. Le comble de malheur est qu’il est donné en une quantité insuffisante, comme l’affirme Michelle, mère de famille résidant à Bwiza. Selon elle un sachet censé contenir 1 kilo ne contient qu’environ 800 grammes. « Normalement j’utilise un kilo de sucre pour deux jours. Mais avec la quantité que nous achetons actuellement, nos enfants ne parviennent pas à avoir le petit déjeuner le matin et prendre de la bouillie le soir », dit-elle.

    Dans différentes alimentations se trouvant en ville, la situation est semblable. Les commerçants disent qu’ils peuvent passer entre deux semaines ou un mois sans s’approvisionner en sucre. Jean Marie tient une boutique à Gihosha. Il nous explique le phénomène : « Je trouve difficilement ne fût-ce qu’un sac de sucre à vendre. Même si je parviens à le trouver, la quantité est toujours inférieure à la demande. Mes clients se pressent à l’acheter peu importe le prix que je fixe.»

    Les tentatives de régulation de la SOSUMO

    Nzobandora Jean-Pierre responsable des ventes et marketing explique que normalement, la société fournit 1200 tonnes de sucre par mois, mais cette quantité ne satisfait plus les consommateurs. Plusieurs demandeurs se sont ajoutés à la liste des consommateurs.

    Pour éviter des spéculations autour de ce produit, la SOSUMO applique des mesures. Dans une conférence de presse du 27 mars, Jean- Pierre Nzobandora, évoque entre autres la révision de la liste des grossistes s’approvisionnant en sucre à la SOSUMO ainsi que la périodicité de distribution à ces derniers. Concernant les boulangeries et unités de transformation des jus en croissance, ils s’approvisionneront directement à cette société. En attendant, toutes les boutiques et alimentations recevront plus de quantités afin de faciliter l’obtention du sucre au prix normal à savoir 2400 francs burundais le kilogramme.

    La même situation s’observe à l’intérieur du pays. À Muyinga par exemple Badende Jumaine, conseiller économique du gouverneur a annoncé un message clair aux commerçants spéculateurs. Dans une réunion ténue avec eux, il leur a expliqué qu’il ne pouvait en aucun cas tolérer une majoration des prix, minime soit-elle. D’après lui, ceux qui refusent de se plier aux prix fixés n’ont qu’à remettre le tablier ou changer tout simplement de produit à commercialiser.

     

     

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