Burundi-Covid-19 : que faire face aux « fake news » ?

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    Virus infection or bacteria flu background
    Depuis l’apparition de la pandémie du Covid-19 au Burundi, les informations réelles en rapport avec son évolution sont communiquées par le ministère de la santé. En parallèle, les rumeurs sur cette pandémie continuent de circuler sur les réseaux sociaux  et sèment la panique. Mais alors quel comportement adopter face aux « fake news » ?

    Par le biais des réseaux sociaux, on se souviendra d’une superstition qui a voulu que l’on cherche un bout de cheveu dans la bible et l’ingurgiter avec de l’eau comme remède du coronavirus. Après, une polémique a circulé selon laquelle des vaccins vont être introduits en Afrique ainsi de suite. A quel point ces rumeurs affectent-elles notre vie ?

    Les retombées de la peur

    Les informations en rapport avec la prévention et l’évolution de cette pandémie qui circulent sur les réseaux sociaux déroutent plus d’un. Que l’on soit intellectuel, paysan, adolescent ou adulte on n’y échappe pas. Par conséquent, si une personne accorde trop d’importance aux rumeurs, cela peut susciter la psychose liée à la peur.

    D’après Jean Bosco Ndayishimiye, psychologue clinicien, il est difficile de discerner une information proche de la réalité. « Il est important d’éviter d’avaler toutes sortes d’informations qui tombent sous la main. La simple raison est que nous ne résistons pas de la même manière. Ainsi, les moins résistants s’exposent à une pathologie mentale. C’est à dire qu’on n’arrive pas à distinguer la réalité et sa propre perception des choses. Notre pensée et notre comportement en sont affectés », explique-t-il.

    Cette peur individualisée peut être collective si on partage l’information. On parle alors de psychose collective qui a pour conséquence la distanciation égoïste et égocentrique. La culture d’entraide entre les concitoyens en est alors affectée.

    Par sous information certains déforment les moyens de prévention contre le covid-19. « La peur pousse certains à être fataliste. Les individus mal informés ou trop informés peuvent refuser de manger ou de se faire dépister. Leur état découle ainsi non seulement de la maladie mais aussi de leur comportement vis-à-vis du fléau » déclare le psychologue.

    Quel comportement adopter ?

    Jean Bosco Ndayishimiye nous éclaire. Selon lui, la simple solution est de se poser et ensuite réfléchir à chaque fois que l’on reçoit une nouvelle concernant le coronavirus. Il est impératif d’en vérifier la source. Cette dernière est sûre lorsqu’elle émane des institutions habilitées ou de la presse locale, et pas n’importe laquelle.

    Il est plus important de lire une information dans son intégralité et de ne pas la partager si nous avons des doutes. Analyser le message dans sa globalité permet de voir si certains de ses éléments peuvent être vrais ou faux. Il faut prendre garde aux messages émotionnels, et vérifier si on n’a pas un côté penchant sur le sujet à diffuser.

    Les rumeurs n’avantagent en rien. Dans une bonne conscience personnelle les gens ne devraient pas se comporter comme des antisociaux en diffusant des messages décourageant justes pour un plaisir sadique sans intérêt pour le public. Ils devraient plutôt se conformer aux gestes barrières à savoir éviter de se toucher le visage, garder une distance d’au moins mètre, ainsi qu’un lavage des mains fréquent avec de l’eau et du savon ou une solution hydroalcoolique.

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