Qui aime bien châtie bien, mais l’on ne donne que ce que l’on a…

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Le redressement d’un enfant exige un recours à un bon châtiment. Toutefois, la cruauté n’en est pas un. Il est vrai que les enfants ont des folies propre à leur âge mais l’enjeu est de les accompagner sans toutefois les briser ou les maltraiter par les sanctions mais plutôt les corriger dans l’amour, car dit-on : « Qui aime bien châtie bien ».

Un cas de maltraitance est survenu dans un ménage de Gatunguru zone Rubirizi en commune Mutimbuzi de la province Bujumbura, causant l’hospitalisation d’un enfant suit aux coups et blessures lui infligés par son parent pour avoir renversé de l’huile. Il l’aurait battu puis lié de 23h jusqu’à l’aube.

On rencontre ce genre de cas d’excessivité dans la correction des enfants. Ce qui exige un son de cloche pour certains des parents ou d’autres pouvant jouer un rôle d’éducateur qui ne savent pas à la limite, la limite dans le fouet ou dans la gifle ou dans tout autre traitement que ce soit physique ou moral.

Quel que soit la faute d’un enfant, l’adulte n’est pas censé abimer son corps ou sa personnalité qui est surtout fragile car l’enfant doit voir en l’adulte un modèle de bonté.

Un vécu peut-il engendrer un comportement cruel ?

Les actes de cruautés sont de ressorts multiples. Le psychologue Pierre Claver Njejimana raconte que l’une des raisons majeurs qui poussent les gens à l’extrême dans la répression peut provenir d’un passé mal vécu.

Un éducateur aura surement tendance à transmettre le même traitement qu’il a subi en face d’une situation qui impose un redressement d’un enfant de sa part. Car selon le psychologue, le vécu d’une personne ou la manière dans laquelle elle a été élevé peut avoir des retombés positives ou négatives.

Si une fois l’individu a vécu des situations rudes sans avoir un redressement de la part de ses congénères, qui lui prodiguent des conseils de choix, il traitera probablement des enfants comme des objets dixit Pierre Claver.

Qu’en est-il de la psychologie de l’enfant

Njejimana explique que les enfants étant des êtres très flexibles et leurs personnalités n’étant pas encore formées, ils devraient être inculqués de bonnes valeurs pour avoir une bonne représentation de la personne qui les encadre et en qui ils doivent s’identifier.

Certains des retombés sur l’enfant de tels traitements dégradants sont émotionnels. Non seulement l’enfant peut être blessé physiquement par l’emportement d’un parent mais il peut aussi souffrir d’un traumatisme de la part de celui en qui il tirerait le modèle.

Selon le psychologue, le petit au bas âge peut être sermonné, averti et même  réprimandé sans l’usage de la maltraitance et une fois encore on peut user de fouet sans toutefois le torturer en le battant n’importe comment, n’importe quand ou n’importe où sur le corps.

Pour lui, ce genre de correction physique est d’ordre traditionnel et utile. Il a servi pour beau nombre de personne éduquée à la burundaise selon la coutume. Il souligne que le parent doit tenir compte des humeurs de l’enfant et de sa situation émotionnelle pour le corriger.

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