Des réfugiés Burundais sur le sol tanzanien, moins pressés de rentrer

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    Dans certains camps de réfugiés en Tanzanie se font entendre des lamentations des exilés Burundais depuis que la décision de les faire rentrer au pays d’ici 5 mois a été prise par le gouvernement de la République uni de la Tanzanie.

    Leurs conditions de vie sont déplorables se plaignent-ils. D’après des témoignages récoltés dans ces camps, qui d’ailleurs sont près de disparaitre tour à tour, on entend dire que les réfugiés sont maintenant en insécurité. Ils racontent que l’Etat Tanzanien les a informés que qu’il pleuve ou qu’il neige ils devront avoir levé les camps dans les 5 mois.

    A cette nouvelle donne le gouvernement tanzanien fait tout pour les expulser de ses terres comme le dit un des réfugiés d’un des camps. D’après lui le petit marché n’existe plus car il a été détruit. On n’y étale même plus les tomates, comme avant. Il explique aussi que la ration leur réservé a considérablement été diminuée.

    La peur d’être arrêté et ne plus revenir

    « Si on considère la chose on est saisi de crainte car on désirerait rentrer mais les conditions ne sont pas remplies pour autant », un des réfugiés s’exprime. D’après eux, il semble que ces sanctions sont lourdes. A cela s’ajoute des arrestations nocturnes par la police et certaines victimes ne sont plus trouvables.

    «Une fois un détenu relâché on procède encore à son arrestation; nous ne sommes vraiment pas à l’aise » ajoute-t-il. Il estime que si la documentation tanzanienne est celle qui opère ces arrestations, elle ne devrait pas le faire la nuit. Il juge ensuite que ces gens arrêtés devraient être retrouvables  sains et saufs.

    Un autre réfugié confie : « Ici chez nous un responsable des réfugiés est venu un mercredi nous dire que nous devons nous faire inscrire pour rentrer mais que ce n’était pas pour autant par la force. Cet individu nous a bien dit qu’il y avait 144 moyens d’expulser les réfugiés et que dans deux semaines, il y aura plus de marché et qu’à la limite, il y aura un marché de vivres seulement ». Il confirme lui aussi la disparition de leurs camarades. Il cite en plus de cela l’enlèvement d’un certain Savimbi vendant des unités mobiles et électroniques après avoir été saisi, battu et bandé des yeux d’un tissu par la police tanzanienne.

    Les droits des réfugiés bafoués 

    Même si le Burundi réclame la rentrée des réfugiés Burundais, certains d’entre eux ne sont pas enchantés par l’idée de rentrer tout de suite d’après leur dire. Malgré la confusion à laquelle se prête la notion de rapatriement volontaire, il faut souligner que le principe universel auquel s’est engagé la majorité des États est celui d’un retour dans des conditions de sécurité

    D’autres règles de la protection internationale des droits de l’homme peuvent affecter ce principe, mais elles ne modifient pas sa substance. Si une personne qui remplit les critères de définition d’un réfugié est contrainte au retour par l’État d’accueil, ce rapatriement involontaire constitue un « refoulement » en droit international et représente la violation la plus fondamentale de la Convention de 1951.

    Ces réfugiés demandent néanmoins que la Tanzanie et le Burundi trouvent une solution à leurs inquiétudes. Ils réclament le respect de leurs droits sans toutefois les priver principalement des marchés. 

    La Tanzanie quant à elle par son ambassadeur au Burundi, Jully Eribaliki Maleko, précise que le programme de rapatrier les réfugies Burundais a recommencé au début de ce mois de juillet. Elle affirme par ailleurs que ceux-là qui sont arrêtés par la police sont ceux qui enfreignent la loi.

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