Gatumba : la vie dans le site Kigaramango laisse à désirer

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    Depuis le mois de mai de cette année 2020, les victimes des inondations de Gatumba en commune Mutimbuzi de la province Bujumbura habitent au site de Kigaramango. Ces déplacés déplorent qu’ils vivent dans des conditions difficiles nécessitant une aide humanitaire.
    Beaucoup de maisons ont été détruites suite à ces catastrophes naturelles. Plusieurs familles sinistrées ont été rassemblées sur le site de Kigaramango. Ils habitent dans des tentes de fortune, fournis par des bienfaiteurs. Ces sinistrés déplorent qu’ils manquent de tout. Ils  affirment qu’ils sont menacés par la famine. L’autre problème, ils signalent qu’ils dorment presque à la belle étoile car les tentes sont déchirées.
    «Nous n’avons pas de champs pour cultiver et les bienfaiteurs ne se bousculent plus pour nous venir en aide. Nous avons un autre problème sérieux de logement.  7 personnes partagent une même tente de 2 mètres carrés et 1 m de hauteur. C’est un  don reçu des organisations humanitaires. Or, ces tentes se sont détériorées.  Des  trous s’observent un peu partout.  Quand il pleut, nous n’avons plus de logement pour nous abriter », déplore un des sinistrés.
    Ces victimes indiquent que sur le site, avoir des sanitaires est un luxe. Ils mentionnent que l’insalubrité et le manque des lieux d’aisance  peuvent occasionner des infections de maladies liées au manque d’hygiène.

    La peur du lendemain

    Ces sinistrés de Kigaramango affirment avoir peur du lendemain car ils ne travaillent plus et leurs enfants ne vont plus à l’école il y a 5 mois de cela. Le chef de ce site, lui, confirme la situation de précarité dans tous les domaines. « Nous sollicitons un aménagement du site pour leur permettre d’avoir des locaux d’hygiène de base ainsi que la construction d’un centre de santé. En plus de la famine qui guette les sinistrés de ce site, ils leur manquent des ustensiles de cuisine et toute une gamme d’autres biens de première nécessité », indique Augustin Nyandwi.
    Le chef de zone Gatumba dit être au courant de la situation qui prévaut à Kigaramango. Hussein Ntahetwa révèle qu’il a déjà soumis la question au ministère ayant la solidarité dans ces attributions. Il indique plutôt que la meilleure solution serait que ces sinistrés puissent rentrer chez eux, dans leurs anciennes demeures.

    Signalons que dans 1314 ménages qui étaient installés sur ce site, 250 ont déjà retournés à leur domicile d’origine. La famine qui guette les sinistrés de Kigaramango est une N ème difficulté éprouvée. Récemment, ils ont subi une attaque de mille pattes.

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