Bujumbura: une année scolaire qui n’est pas comme les autres

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Une nouvelle procédure dans la passation des examens, pour les élèves de l’enseignement fondamental, va être instaurée en mairie de Bujumbura, à partir de la fin de ce premier trimestre.
Cette année scolaire 2020-2021 sera différente des années précédentes pour les écoles tant publiques que privées de la mairie de Bujumbura. La direction urbaine de l’enseignement a pris la décision que désormais les examens se passeront au niveau des réseaux scolaire.
Le réseau scolaire étant le regroupement des écoles tant publiques que privées d’une même circonscription.  Elles sont regroupées par zone. Par exemple la commune Ntahangwa compte 6 zones.  Par conséquent, il  y a 6 réseaux scolaires, donc  une par zone. Les élèves de chaque réseau vont passer les évaluations communes.

Le choix des examens

Le directeur provincial de l’éducation en mairie de Bujumbura souligne que ce ne sont pas tous les cours qui sont concernés par cette évaluation en réseaux scolaires. D’après Patrice Tuhabonyimana, seuls les cours faisant partie des examens nationaux sont concernés. La préparation et la passation des évaluations des autres cours vont se faire comme à l’accoutumée.

Il indique également que c’est au niveau des réseaux scolaires d’établir l’horaire de passation de ces examens communs. Ainsi, ni les directeurs des établissements ni les professeurs ne vont participer directement dans le choix des examens. Les professeurs titulaires des cours vont envoyer les questionnaires sous plis fermés à la direction communale de l’enseignement. Après, le collège des inspecteurs va se réunir et choisir l’examen à partir de ces questionnaires.

Pourquoi cet ajustement ?

Le directeur provincial de l’éducation en mairie de Bujumbura affirme cette décision de faire passer les examens en réseaux scolaires. « Cette dernière a pour objectif de détecter les forces et les faiblesses de l’enseignement dans les établissements scolaires. Mais encore, cette mesure vise aussi à motiver les directeurs qui ne pratiquent plus l’enseignement de proximité. Et en  conséquence, ils ne parviennent plus à vérifier l’état d’avancement des programmes scolaires », indique Patrice Tuhabonyimana.

Il précise que cette réforme vise également à décourager les différentes spéculations de certains enseignants mal intentionnés. A titre illustratif, ceux qui donnent des cours du soir, en donnant les exercices prévues dans les évaluations ultérieures. Ce comportement mène à défavoriser les éduqués qui ne s’inscrivent pas à ces cours de renforcement privées. Du coup, les élèves réussissent en classe mais échouent aux examens externes.

Utilité de cette réforme
Patrice Tuhabonyimana annonce que cette réforme comporte beaucoup d’avantages pour les élèves. « Elle va leur permettre de se familiariser au système d’évaluation au niveau national et rehausser leur niveau. Aussi, les élèves qui ont peu de moyen ne seront plus victimes des malversations de quelques enseignants. Ces derniers, mal intentionnés, divulguent le contenu des évaluations avant leur passation », révèle-t-il.

Il ajoute encore que cette réforme vise aussi à démasquer les établissements qui ne suivent pas le programme national d’enseignement sans accréditation. De plus, les élèves ne seront plus victimes des programmes inachevés dans certains établissements lors de la passation des examens nationaux.

Les examens de la fin du premier trimestre débuteront lundi 7 décembre. La passation de ces examens sera effectuée dans chaque établissement suivant le calendrier convenu en réseaux scolaire. Les professeurs titulaires des cours concernés seront chargés de la correction. Une inspection est prévue au début du second trimestre pour vérifier si le correcteur aura respecté les normes.

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