La machine de la mort refait surface

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    « Depuis le début de cette année, nous avons connu huit personnes mortes dans une série de ce que l’on appelle exécutions extra judiciaires,» tels sont les propos de Pierre Claver Mbonimpa, président de l’Association pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme , APPRODH, ce mercredi s’exprimant sur la problématique des crimes ciblés qui, selon lui refait surface ces derniers jours .

    Il a dit que Jean Petit Nduwimana a été tué la semaine écoulée. Il a indiqué que le commandant de la région militaire à l’ouest du pays, le colonel Kabisa Domitien, en endossera les responsabilités pour avoir été le dernier à l’amener dans une localité jusqu’à présent inconnue.

    « Jusqu’à présent nous avons cherché les traces de Jean Petit mais en vain. Nous avons des informations qui nous indiquent que cet homme a été tué à son retour de la RDC. »

    Jean Petit Nduwimana, au départ proche d’Hussein Rajdabu, avait en effet été agent du service national des renseignements . Il était depuis un certain temps en RDC.

    Un autre crime autour duquel les débats ne sont pas sans créer des remous est celui Juvénal Havyarimana , un jeune garçon de la dixième année. Ce garçon membre du parti MSD avait été enlevé chez lui au Quartier Magarama de la ville de Gitega par la police de Gitega, selon toujours Pierre Claver Mbonipa.

    Il a été retrouvé mort en province de Mwaro en commune de Nyabihanga. Une des personnes récemment arrêtées en RDC était allé à bord d’une moto pour participer dans ce meurtre selon les informations de l’APRODH .

    Face à cette recrudescence de la criminalité à travers le pays, des réactions sont dures envers le pouvoir de Bujumbura.

    Pacifique Ninahazwe, délégué général du Forum pour le Renforcement de la Société Civile, Forsc a dit que les Burundais vont un jour se révolter contre certains éléments de la police qui constituent aujourd’hui une machine à tuer.

    Dans une rhétorique aux allures de propagande, Alexis Sinduhije, président du parti MSD, dit de sa part que l’heure du courage a sonné. Il a demandé aux burundais en général et aux membres de l’opposition politiques de ne pas céder à la peur. Il a demandé à Pierre Nkurunziza de tout faire pour stopper ces crimes car tôt ou tard il en sera endossera les responsabilités.

    Le Porte parole de la police nationale, Elie Bizindavyi, a dit de sa part que ces crimes qui touchent essentiellement les membres de l’opposition sont synonymes du refus de la démocratie elle-même.

    Ces réactions autour des crimes ciblés à travers le pays ont lieu au moment de sa visite dans le pays, le ministre de la coopération internationale des Pays Bas, Dr Ben Knapen, qui a demandé au gouvernement de Bujumbura de tout faire pour bannir à jamais les exécutions extra judiciaires

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