
Le ministre de l’éducation supérieure et de la recherche scientifique, estime que le personnel de l’ENS veut évoluer en vase clos après que le syndicat de cette institution ait refusé la mise en place d’une commission chargée de traiter deux revendications qui poussent cette institution à rester en grève malgré l’appel à la reprise du travail que leur avait lancé la direction générale de l’Ecole Nationale Supérieure , ENS .
Au cours d’une interview exclusive à la radio Isanganiro , le professeur Julien Nimubona n’a pas voulu exprimer son point de vue sur les revendications du personnel de l’ENS qui restent toujours d’actualité. Ces points sont entre autre la problématique d’application intégrale des statuts régissant l’institution ainsi que les régularisations des arriérés de salaires entre 2003 et 2010 dont le personnel de l’Univesité du Burundi a déjà bénéficié.
Le professeur Julien Nimubona a dit que la commission qui sera mise en place sera composée de spécialistes du droit, du personnel de l’Université du Burundi, du personnel de l’ENS et autres. Il qualifie d’aberrant déjà le fait que les syndicalistes de l’ENS jugent inutile la mise en place de cette commission.
Au moment où les statuts régissant le personnel de l’Université sont identiques à ceux de l’ENS selon les syndicalistes de l’ENS, le professeur Julien Nimubona rejette cette idée.
«L’Université du Burundi date de bien longtemps que l’ENS qui a été créée en 2001 pour des missions spécifiques. Les deux institutions n’ont pas du tout les mêmes statuts », a souligné le ministre Julien Nimubona en reconnaissant qu’un projet d’harmonisation des statuts de ces deux institutions est en cours.
La grève illimitée du personnel de l’ENS date du 27 décembre de cette année.



