Ingérence ou trait de caractère du pouvoir de Bujumbura?

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    Opinion de Côme Konakuze/ Génève/Suisse

    Le moment est venu de révéler que le système politique burundais
    s’écroule sous couvert de démocratie et le parti à la commande de la
    scène se relève dans ce désordre qu’il impose au sein des autres
    formations politiques.

    Bien que nous croyons que la bonne volonté du gouvernement pour tout le peuple fait la paix, il n’est plus secret de polichinelle que les hauts politiciens burundais se contentent du désordre à n’importe quel prix en promettant la paix sociale et le développement politique et économique.

    Cette fourberie témoigne les revers de la démocratie pluraliste où les
    membres des partis politiques sont actuellement engloutis par les alliés
    de plusieurs partis à la fois surtout ceux avides du pouvoir ou inspirés
    de spoliation économique. Tel est le cas rendu visible aux yeux de tous au Burundi où les membres du parti UPRONA sont recrutés volontiers et à plusieurs reprises par certains membres du parti CNDD-FDD pour satisfaire certaines stratégies politiques de ce même parti au pouvoir visant à se maintenir au pouvoir contre tout vent. Il est évident que ces personnes se passent comme membres avec une adhésion opportuniste et non idéologique.

    Elles peuvent promettre une victoire et le meilleur de leurs partis alors
    qu’elles savent bel et bien que le chemin est plutôt celui du sang et des larmes. Ces personnes “membres du parti” se passent les plus croyantes de l’importance de la discipline et de l’unité des partis. Elles promettent des sacrifices en prenant le sauvetage et la défense de leurs partis mais au profit des partis adverses sous des dividendes de partage de spoliation démocratique et économique. A la fin, le peuple ainsi que les membres des partis spoliés avancent d’un pas incertain avec une dégringolade progressive et irréversible. Voilà ce que beaucoup de ces membres appellent communément “démocratie et bonne gouvernance au Burundi”.

    Ces membres à plusieurs casquettes mais sans sacrifices aux idéologies de
    leurs partis respectifs seront toutefois maîtres de toutes ces situations
    spoliatrices qu’ils ont faites pont et à la fin deviendront esclaves
    politiques voire même physiques de ceux qui les profitent.

    Certaines opinions concordantes voient le Burundi entrain de redessiner
    l’histoire, avec sa lampe vacillante, avançant pas- à -pas sur les
    chemins de son histoire d’après l’indépendance.

    Les plus hautes
    autorités s’efforcent de reconstruire des scènes de division des partis
    communément appelés “Nyakuri” à l’instar du FRODEBU Nyakuri, de raviver
    les pratiques antidémocratiques du passé, et de faire revivre avec de
    pâles lueurs les passions des jours révolus.

    Jadis, le rêve burundais de lutter pour le retour de la démocratie se
    fondait sur un cadre théorique de restituer la chance à la population
    burundaise d’appréhender les facteurs déterminants, qui ferraient des
    élections démocratiques une arme pacifique mais puissante pour
    contraindre le gouvernement et les élus à être plus attentifs aux
    besoins des pauvres et sans voie (voiceless) voire même d’élargir
    jusqu’aux opportunités sociales et économiques de tous les burundais.
    Cette passion de plusieurs décennies se voit déjà en fin de son
    commencement cette fois même si les survivants ont assisté cette passion
    mourir politiquement plusieurs fois.

    Les institutions actuelles du processus démocratique burundais font
    semblant de ressortir les conditions jugées impératives à
    l’épanouissement politique, social et économique du citoyen à travers le
    système de compétition démocratique mais la pratique d’aujourd’hui comme
    hier oppose catégoriquement à cette théorie. En effet, l’aptitude et la
    motivation du gouvernement d’œuvrer pour la passion de la démocratie pour
    tout le peuple burundais tant attendue reste très empirique et synonyme
    des pouvoirs déchus de ce même petit pays d’Afrique central. Le pouvoir
    veut se garder debout avec une parole mensongère sans considérer que
    s’asseoir et se taire pour l’intérêt national peut être un courage qu’un
    échec.

    Depuis la succession démocratique après des périodes sombres de
    l’histoire de ce pays, le gouvernement et certains élus (députés et
    locaux) sont sérieusement accusés de favoriser l’effort de mauvaise
    gouvernance sur tous les indicateurs en passant par la division des autres
    partis, le détournement et spoliation des ressources destinées au
    développement ainsi que l’entretien des faux espoirs et des pratiques de
    fourberies visant à se maintenir débout. Il en sort aussi que d’autres
    pratiques d’intimidation de la population sont orchestrées pour museler
    l’épanouissement idéologique: Il en résulte que les aides destinées à
    ce pays pour sa reconstruction n’ont pas tardé à venir à compte gouttes
    juste après trois mois de changement démocratiques de 2005 avec des
    risques d’assécher définitivement dans un proche avenir. Les indicateurs
    de développement socio-économiques ne cessent de s’effonder poussant le
    gouvernement à hausser les taxes à sa population démunie de tout pouvoir
    d’achat et sans une politique viable de sortir la population de cette
    impasse de misère sans précédent.

    Les faits et facteurs montrent que ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas
    le commencement de la fin. Pour ce qui nous concerne, nous nous contentons
    facilement du meilleur de tous les partis politiques dans la passion
    démocratique burundaise.

    Même si l’idée est grande de la “Nyakurization” comme une des stratégies
    de se maintenir debout au pouvoir, ce n’est pas Concilie et les autres
    comme elle de croire remporter la mort politique des partis d’opposition
    bien qu’ils soient systématiquement loyaux à tous les plans de
    massacre. L’opinion actuelle et d’avenir croit fermement que seule
    l’importance idéologique, la discipline et l’unité au sein des partis
    politiques, ainsi que les sacrifices d’opinion que l’on est en droit de
    faire pour défendre les partis remporteront toujours.

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