Revue de la presse du 29 mars 2014

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    Plus zélé que Doudou tu meurs, titre l’hebdomadaire {Iwacu}.

    Après le rejet de la constitution par l’assemblée nationale, le ministre de l’intérieur a perdu son calme. Il est allé jusqu’à annoncer la candidature du président Nkurunziza. Même son camp n’a pas apprécié.

    Et pourtant, soutient le journal, le ministre de l’intérieur avait toujours clamé que l’assemblée nationale a le dernier mot sur la révision de la constitution. Mais voilà que le jour même du vote, le 21 mars, il vient annoncer qu’il restait au président la carte référendaire.

    {Iwacu} qui ajoute que l’opposition tire à boulets rouges.

    Le vote de l’assemblée nationale remplace le référendum et vice-versa. Mais Edouard Nduwimana semble avoir enfourché un autre cheval de bataille : En annonçant tous azimuts que Pierre Nkurunziza sera candidat en 2015.

    Mais comment expliquer la maladresse incroyable du ministre de l’intérieur ?

    L’agence {Net Press} écrit qu’en entendant Edouard Nduwimana rectifier le tir deux jours après ce qu’il faut bien qualifier de maladresse verbale de sa part, on avait le sentiment qu’il avait été rappelé à l’ordre par les dirigeants du parti présidentiel, pour avoir révélé ce qui reste malgré tout un secret de Polichinelle, à savoir que Pierre Nkurunziza est décidé à se représenter à un 3ème mandat.

    Mais à la décharge du ministre, il y a l’interview accordée exclusivement par le président lui-même (en bon anglais Svp) à la chaîne Al Jazzera de l’émirat du Qatar il y a quelques jours, affirmant que si son parti le lui demandait, il se porterait officiellement candidat à la présidentielle de l’année prochaine.

    Les Etats Unis appellent au respect des mandats présidentiels, écrit encore une fois le journal {Iwacu}.

    Interrogé par Radio France internationale si son pays suivra les élections prévues ces trois prochaines années au Burundi, au Rwanda et en RDC, l’envoyé spécial des Etats Unis dans la région des grands lacs est on ne peut plus clair : « Nous appelons instamment la RDC et ses voisins à respecter leurs constitutions, et cela inclut les dispositions sur la limitation du nombre de mandats ».

    Le président Obama, souligne Russ Feingold, a estimé que ce dont l’Afrique a besoin, ce ne sont pas des hommes forts, mais des institutions fortes. Et de poursuivre : « ce n’est pas une bonne pratique de modifier la constitution simplement pour le bénéfice de celui ou de ceux qui sont au pouvoir ».

    Un référendum sur la constitution ne serait qu’une simple spéculation politicienne, écrit le site de la Radio Isanganiro qui revient ici sur les propos d’Agathon Rwasa.

    « A voir les circonstances actuelles du Burundi, un pays qui fait face à une grave conjoncture économique, un référendum sur la constitution ne serait qu’un fardeau de trop à la population frappée par une misère sans nom », indique le leader contesté des forces nationales de libération, en réaction au rejet du projet d’amendement de la constitution par l’Assemblée Nationale le 21 mars dernier.

    Pour cet homme de l’opposition, le référendum voulu par le Cndd-fdd n’est dicté que par des spéculations de Pierre Nkurunziza pour un 3è mandat qui ne profite qu’à lui seul et aux dignitaires qui sont au pouvoir. Selon lui encore, la constitution actuelle telle qu’elle est aujourd’hui suffit amplement aux Burundais.

    Les soldats burundais envoyés en RCA impopulaires parce que très efficaces.

    L’agence {Net Press} revient sur un reportage diffusé mercredi sur les ondes de Radio France Internationale, qui a permis de comprendre à quel point la République Centrafricaine baigne dans un chaos indescriptible, malgré les efforts humains et financiers de la communauté internationale.

    De toutes les forces africaines présentes sur le terrain, le reportage précité affirme que ce sont les militaires burundais qui sont les plus efficaces en contenant à la fois l’avancée des rebelles et des pillards, et en les empêchant de faire ce que bon leur semble.

    Et le paradoxe dans ce pays visiblement condamné à un chaos sans fin, c’est que les mêmes groupes armés mènent une propagande haineuse et mensongère anti-burundaise au sein de la population, comme quoi ce serait nos soldats qui propageraient la guerre au pays de l’empereur Jean Bedel Bokassa.

    Le magazine {Burundi Eco} fait un regard aux besoins des jeunes et des enfants. Il parle ainsi des enfants du marché.

    Ils se lèvent ; ils passent leurs journées portés au dos ou trimbalant par terre. Ce sont les enfants des femmes vendeuses. Malgré leur bas âge, écrit le magazine, ils doivent rester avec leurs mamans car ces dernières n’ont personne pour les garder à la maison.

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