Muyinga : Le quartier Swahili sous couvre-feu

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    Depuis le week-end passé, un couvre feu est observé dans le quartier Swahili de la ville de Muyinga sous les ordres du gouverneur de ladite province, Ildephonse Ntawunkunda. Il indique que la mesure a été dictée par le souci de préserver la sécurité.

    A la fin de la prière de 20 heures chez les musulmans, ils sont sommés par les administratifs à rentrer directement à la maison. Dès 22heures, seuls les militaires et les policiers circulent dans ce milieu à majorité musulmane. Les cabarets et boites de nuits doivent être fermés avant 22 heures.

    La recrudescence de la criminalité sert d’explication. Un certain Philbert tombé dans un piège de malfaiteurs dans ce quartier a été grièvement blessé jeudi passé. Les criminels l’ont laissé, le croyant mort.

    Le chef de colline lui-même a passé une semaine à l’hôpital après avoir échappé de justesse à un assassinat, il y a deux semaines.

    Il y a une semaine, un certain Saidi Tawkhal, élève en Seconde Normale au Lycée Mukoni, a été tué à la première avenue du même quartier. Ce jeune homme est tombé dans une bande d’assassins alors qu’il se rendait à la prière matinale à la grande mosquée de la ville.

    Aucun malfaiteur n’a été appréhendé, ce qui a poussé l’administration à prendre des mesures de prévention, précise Radjabu Ndabambarire, chef de colline Kiswahili dans ce quartier.

    { {{Grogne chez les cabaretiers}} }

    Une réunion d’explication de la mesure était nécessaire, estiment certains cabaretiers qui encaissent des pertes énormes quand leurs clients sont obligés de rentrer tôt.

    Les jeunes filles et garçons jouant au quotidien à la musique dite ‘live’ dans ces cabarets devront plier bagage. Le chef de colline dit que le couvre feu a été établi pour l’intérêt général.

    Deux réunions d’explication annoncées ont toutes été reportées. Certains propriétaires des maisons appelés à éclairer les pourtours de leurs parcelles soulignent un problème de priorité.

    En effet, la première avait vu une faible participation de la population, tandis que la deuxième a été reportée suite à un match de football.

    Les malfaiteurs profiteraient de l’obscurité dans ce quartier sans éclairage public comme d’ailleurs toute la ville de Muyinga pour commettre leurs forfaits. Source de nostalgie chez ceux qui voyaient cette ville avec l’éclairage des routes autour des années 90.

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