De la politique de l’autruche à l’Université du Burundi

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    Alors que l’Université du Burundi célébrait les 50 ans d’existence, les étudiants ont boycotté les cérémonies parce que certains d’entre eux ne sont pas dans les auditoires fautes de grève et de manque de locaux pour accueillir les nouveaux. Le président du Syndicat des Professeurs et Enseignants de l’Université du Burundi estime que la crise de gouvernance est le grand défi pour l’Université du Burundi.

    Dans les discours de circonstance, personne parmi les autorités, soit le recteur et le représentant du ministère de tutelle, n’a fait mention de l’absence des étudiants dans ces cérémonies. Ils ont tout juste remercié les pays comme la Belgique et les organisations qui ont œuvré dans la promotion de l’enseignement supérieur au Burundi ces 50 dernières années.

    De la part des représentants des étudiants, cette célébration a lieu dans la douleur parce qu’il y a une promotion qui bientôt aura deux ans de retard sans avoir accès aux cours bien qu’elle s’est faite inscrire.

    « Nous ne pouvons pas participer dans ces cérémonies parce que le rectorat et le gouvernement ne veulent pas affronter les difficultés de face et elles sont nombreuses à l’U.B », a souligné Emmanuel Nduwimana, le représentant des Etudiants .

    Pour le président du Syndicat des Professeur de l’Université du Burundi SPEUB, l’absence de ces étudiants aux cérémonies est légitime parce que leurs revendications sans issues sont aussi légitimes.

    Selon le Dr Pascal Kakana , le rectorat a plutôt fait la politique de l’autruche. Selon lui, Gaston Hakiza doit plutôt affronter les défis et constater que le défi majeur autour des différents problèmes qui secouent l’Université est la crise de gouvernance.

    « Les partenaires de l’enseignement supérieur en occurrence les professeurs devraient avoir droit de s’exprimer sur les problèmes qui font parler d’eux notamment les critères de choix des étudiants boursiers, les retards dans l’octroi de la bourse et bien d’autres pour que l’Université », a- t- il souligné.

    Le recteur de l’Université du Burundi a souligné que les 50 dernières années ont vu peu de diplômes. Sur 188.847 personnes qui ont fréquenté l’Université du Burundi, seuls 19.414 ont décroché les diplômes. Gaston Hakiza a souligné que les stratégies d’évaluations devraient être améliorées surtout avec l’entrée du Burundi dans le système d’enseignement de type Bmd.

    Le président de la république et le ministre de l’enseignement avaient été conviés à ces cérémonies. Ils se seraient déclarés absents à la dernière minute.

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