
Les assistants de l’Université du Burundi dénoncent le favoritisme dans le choix des étudiants bénéficiaires de bourse d’études vers l’étranger surtout ces 3 dernières années.
Le président du syndicat des enseignants de cette université estime que le mérite n’a plus de place dans l’accès à ces formations. Il juge que telle situation risque d’occulter plus de conséquences néfastes pour la qualité des enseignements dans cette université.
Dans une correspondance qui a été envoyée au ministre de tutelle et dont le président du syndicat a fait commentaire ce samedi, ces enseignants dénoncent les irrégularités dans le choix de ces bénéficiaires de bourse d’études. Ils estiment que suite au fanatisme qui fait qui fait parler de lui dans le choix de ces étudiants, le ministre de tutelle va parfois plus loin en accordant ces bourses d’études à des personnes œuvrant dans d’autres secteurs de la vie du pays.
De sa part, le président du syndicat des enseignants de l’Université du Burundi Dr Pascal Kakana ne passe pas par quatre chemins. Selon lui, les critères de choix de ces étudiants relèguent à l’écart les capacités intellectuelles des étudiants. «
Actuellement les critères d’ethnies, d’origines provinciales des candidats prennent le devant sur le coefficient intellectuel », a souligné Pascal Kakana.
Le recteur de l’Université du Burundi Dr Gaston Hakiza estime de sa part que leurs revendications sont légitimes. Quant à cette notion d’équilibre constitutionnelle mise en avant dans le choix de ces étudiants pour être assistant, Gaston Hakiza a refusé d’en dire quelque chose, renvoyant plutôt à la direction des bourses et des stages, bien que ce sont normalement les facultés et instituts qui choisissent ces étudiants en tenant compte des notes obtenues.
Nous avons contacté le ministre de tutelle mais sans succès. Dans l’entre temps, le ministre vient de supprimer les deux ans de 3ème cycle dans la faculté de médecine.



