Burundi : La lèpre, une maladie qui frappe encore la population burundaise

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    Le Burundi est l’un des pays du monde dans lesquels la lèpre persiste encore. Selon le ministère de la santé, chaque année, 500 nouveaux cas sont enregistrés chaque année. Le Dr Thaddée ndikumana tranquilise que la maladie est susceptible d’être neutralisée et appelle la population à éviter l’auto discrimination, source de consultation tardive.


    La lèpre est une maladie ancienne mais qui n’a pas disparu dans certains pays y compris le Burundi. Il s’agit là d’une maladie infectieuse et contagieuse dont les symptômes majeurs étant des taches indolores et insensibles selon docteur Thaddée Ndikumana, directeur du programme national intégré lèpres – tuberculose. ”C’et une maladie dont son agent est un micro bacterium lépreux . C’est une maladie qui date des ères d’avant jésus christ. Les signes restent les taches qui sont visibles sur le visage ou sur toute autre partie du corps”, souligne Dr Thaddée Ndikumana.

    Pour lui, la personne présentant ces taches comme signes des lèpres ne se grattent pas, précise ce directeur car une raison justifie leurs états d’indolores à la différence des autres pathologies dermatologues comme les galles ou les mycoses. “Les bacilles qui se développent dans l’organisme colonisent les nerfs attaquant par la suite le système nerveux périphériques qui sont les nerfs sensibles et moteurs”, dit -il.

    La lèpre est susceptible de provoquer des douleurs au niveau de certaines parties du corps, justifie Ndikummana, comme la peaux, les nerfs et les yeux allant à l’incapacité de les fermer même pendant la nuit. ”Les complications se présentent comme des plaies indolores qui surviennent au niveau des orteils précisément sur le pied. Un patient peut vivre avec la plaie jusqu’à ce qu’il peut se voir perdre les orteils sans s’en rendre compte”, ajoute -il.

    Pour Thaddée Ndikumana, les burundais ont toujours tendances à l’auto discrimination, source d’une consultation tardive. Il revient pour démentir les informations selon lesquelles existerait-il des familles lépreuses. “La transmission des lèpres n’est pas congénitale plutôt, il s’agit du seuil d’incubation qui dure longtemps”, souligne le docteur qui précise qu’une fois la personne attaque les lèpres, les taches peuvent apparaitre après une période pouvant aller à plus ou moins cinq ans.

    Au Burundi, la lèpre est prévisible dans les coins frontaliers de la Tanzanie et de la République Démocratique du Congo. La raison est simple, justifie Dr Ndikumana. “Ce sont ces endroits très proches de ces pays car le Burundi a déjà atteint le seuil d’élimination qui est inferieur à un malade sur dix milles habitants mais à cause de la perméabilité des frontières, la lèpre reste quasi -persistante dans les province de Cibitoke, Bubanza, Rumonge, Bujumbura, Makamba, Rutana voire même certains cas sont relevés dans la province de Ruyigi et Cankuzo. Selon les chiffres du ministère de la santé publique et de lutte contre le sida, 500 nouveaux cas de lèpres sont recensés chaque année au Burundi. Le Dr Thaddée Ndikumana tranquillise que la lèpre peut guérir et que le traitement à un stade précoce permet d’éviter les incapacités.

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