
Chaque jour qui passe, chaque nuit emporte des vies humaines et endeuille le Burundi. Ceci se passe au moment où les autorités administratives et sécuritaires ne cessent de clamer haut et fort que la paix abonde au pays. La plupart des victimes sont arrêtées au vue de tout le monde et tuées par ceux qui sont censés les protéger, quelques fois en complicité avec l’administration et les membres de la ligue des jeunes imbonerakure du CNDD FDD.
Les groupes armés sont aussi pointés du doigt dans ces crimes odieux. La police présidentielle est également citée. C’est le cas dans les communes de Muyinga et Butihinda en province de Muyinga, on en parle dans la province de Bujumbura, à Gihanga dans la province de Bubanza, pour ne citer que cela. Il n’y a pas que ces assassinats, on parle également çà et là des portés disparues après avoir été dans les mains de la police. Les familles des disparus disent que les leurs sont victimes des mobiles politiques.
Malgré tout cela, le conseil national de sécurité a porté à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que la paix et la sécurité sont au bon fixe. Quoi qu’il en soit, ces propos ne sont pas de nature à tranquilliser les familles éprouvées, sinon la définition de la sécurité aurait-elle changée de sens ?
Aujourd’hui certains agents de la police présidentielle sont nominativement pointés du doigt dans des affaire de criminalité, est ce la mission la mission qui leur est assignée ? Ils sont dénoncés et restent libre alors que pour un simple citoyen, il suffit d’être soupçonné pour être arrêté, encore faut-il le retrouvé vivant. Et le rôle de la justice ? Maintenant que même les parlementaires ne sont plus épargnés, qu’en sera-t-il pour un pauvre citoyen ?
Mais qu’à cela ne tienne, Tôt ou tard, les responsabilités historiques pèseront lourdement sur les commanditaires de tous ces plans machiavéliques car la vérité finit toujours par triompher.




