
{{La nouvelle qui a fait la une des journaux dans cette semaine c’est la mort de Léandre Bukuru, le journal Iwacu se demande qui l’a tué.}}
D’après l’hebdomadaire, ce commerçant de friperie au marché de Kinindo âgé de 34 ans a été arrêté le matin du dimanche 13 novembre dernier et transporté dans un véhicule de la police nationale immatriculée A 107 PN qui appartiendrait au commissaire provincial de Mwaro. Mais le même commissaire Jean Bosco Mbonicizanye, nie avoir envoyé son véhicule dans la matinée de ce jour-là à Gitega.
Le lendemain, la veuve Jeannette Inamahoro apprend par le journal de la mi-journée à une des radios locales, qu’un corps sans vie décapité avait été découvert dans la commune Giheta. Sa tête ne fut découverte que mercredi dans une latrine de l’Eglise Eusebu sur la colline Nyambeho de la même commune. La tête fut par après enterrée au sommet du corps du disparu comme pour la rattacher au reste dont elle avait été coupée.
Ce meurtre a suscité beaucoup de réactions. Celle qui a choqué et blessé surtout les organisations de la société civile et les médias ce sont les propos du porte parole du gouvernement Philippe Nzobonariba qui les a traités de charognards qui vendent et vivent du sang de Burundais tués. Ce qui étonne cet hebdomadaire dans un éditorial, c’est que cet homme politique était un partisan d’un état de droit dont la devise était « Nturenganywe », c’est-à-dire ne soit pas victime de l’injustice.
{{Iwacu relève cependant des contradictions dans cette affaire.}}
Premièrement la veuve nie avoir demandé que son corps soit exhumé alors que cela figure dans la lettre adressée au gouverneur de province pour demander son exhumation, et dit que ce sont les médias qui veulent dénaturer ses propos. Iwacu écrit que cette veuve aurait été intimidée par les agents du service national de renseignement et qu’elle reçoit régulièrement des visites des membres du parti au pouvoir qui lui auraient promis un boulot à Bujumbura.
{{Fixation du budget général de la république du Burundi, exercice 2012, écrit le quotidien gouvernemental le Renouveau du Burundi.}}
Ce projet de loi a été analysé lors du conseil des ministres de mercredi 23 novembre de cette année et s’élève à 1096.4 milliards de francs burundais.
Ce budget enregistre cependant un déficit de 115.3 milliards de francs burundais, dont le financement proviendrait à la fois de l’extérieur et de l’intérieur. Après débat, le conseil des ministres a adopté ce projet avec une recommandation que ceux qui ont des aménagements internes peuvent le faire parvenir au ministre des finances au plus tard le 28 novembre.
{{L’Olucome qualifie ce budget de fantaisiste.}}
A travers l’agence net press, le président de l’olucome parle notamment du budget faramineux accordé à la présidence de la République mais dont les fruits ne sont pas perceptibles, l’achat des véhicules de luxe à 300 millions chacun, l’élévation de plusieurs officiers de police et de l’armée au grade de « général », etc.
{{Les pays de la communauté est-africaine ne sont pas encore prêts pour une union monétaire, écrit l’agence burundaise de presse.}}
Selon Rose Kamariza conseillère du gouverneur de la banque centrale du Burundi, il y a encore des défis car ces pays ne sont pas encore tous au même niveau en ce qui est de l’inflation et de la gestion des taux de change.
Mais elle rassure que l’analyse ou l’état d’avancement de la convergence continue. Avec cette union monétaire, madame Kamariza indique que le Burundi n’aura plus de problèmes de fluctuation des taux de change comme on en connait aujourd’hui.
{{Le fonds d’aide aux médias enfin disponible dans le budget 2012, l’agence net press se montre optimiste.}}
Elle écrit que certains de nos confrères peuvent être tentés d’assimiler le secrétaire permanent du ministère de la communication au Père Noël, ou qualifier les propos qu’il a tenus jeudi de « poisson de novembre » s’il existait.
Frédéric-François Sigejeje a annoncé que le fonds d’aide aux médias était enfin disponible et fait partie du budget de 2012 qui sera exécuté à partir du 1er janvier prochain. Cette surprise agréable selon toujours l’agence, vient de tomber après une longue attente des responsables des médias burundais auxquels on ne cessait de promettre l’aide financière du gouvernement pour soutenir leur travail.
{{Faire taire les viols encourage les violeurs, titre le journal la dignité de la femme.}}
Dans la province de Mwaro certains parents, pour sauvegarder leur honneur et celui de leur fille, préfèrent taire le viol dont celle-ci a été victime et s’arranger à l’amiable avec le violeur. Cependant la police et la société civile ne cessent de dénoncer cette dangereuse attitude.


