Les Evêques du Burundi déplorent les exécutions « sauvages » des citoyens

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    Le Président du Conseil Épiscopal de l’Afrique Centrale, Mgr Simon Ntamwana, au nom des Évêques Catholiques du Burundi, a qualifié de « sauvage » les gens « inconnus » qui tuent les gens ces derniers jours au Burundi.

    Il s’exprimait lors d’un point de presse de ce jeudi dans l’après midi, de retour d’une mission de travail au Bénin, où les évêques burundais avait été invités dans les cérémonies d’accueil du Pape Benoit XVI.

    Se prononçant sur le récent cas d’assassinat de Léandre Bukuru, tué par des inconnus, mais à bord d’un véhicule de la police et en tenu policière, l’Archevêque ne mâche pas ses mots : « Ceux qui l’ont fait ne sont plus des humains, ce sont des sauvages ».

    Selon l’Eglise Catholique, « tuer quelqu’un et le défigurer pour empêcher les gens de l’identifier » est un crime grave qui ne devrait pas se retrouver dans la communauté des humains.

    Selon Mgr Ntamwana, celui qui provoque la division de population est en dehors de la société. « Il faut changer cette situation non pas par violence mais par un agir responsable, c’est-à-dire à la non violence », a souligné Mgr Ntamwana.

    Selon lui, il y a une urgence de changement de cœur qu’il faut demander au gouvernement, aux chargé de la justice, car, ce qui est en train de se faire n’honore pas les burundais, t-il dit.

    « C’est lâche, c’est exécrable, (…) c’est méchant » de défigurer quelqu’un comme ça a été pour le cas de Léandre Bukuru. Ces techniques du mal sont l’inspiration des gens les plus extrémistes. « Nous voulons y opposer notre humanisme », a-t-il martelé.

    S’exprimant sur la lenteur des enquêtes, Mgr Ntamwana déclare : « Je suis tout à fait soufrant du temps que ça peut prendre pour me faire connaitre ceux qui ont fait ça », selon l’église catholique, il faut des nouvelles technologies pour faire des enquêtes dans les plus brefs délais, pour connaitre les auteurs de ces tueries opérées dans la clandestinité totale et sans aucune condamnation de la part de l’administration, à une échelle aussi grande.

    {{Appel au Dialogue entre politiciens burundais et au respect des médias}}

    Les évêques burundais appellent au gouvernement et les politiciens de l’opposition de s’asseoir ensemble pour sauver le pays.

    « Ce pouvoir qui interdit aux gens de s’exprimer, est-il un pouvoir qui va nous sauver?», « s’ils sont des sages, qu’ils se mettent ensemble pour se parler» a déclaré Mgr Ntamwana, soulignant que la culture de la vérité et du dialogue dans les cœurs de certaines autorités a sensiblement dégradé.
    Pour ces évêques, pas question de museler ou d’interdire les gens de s’exprimer, face à ces situations de violation des droits de l’homme.

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