Le café burundais à l’ agonie, l’Intercafé Burundi alerte !

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    Le café burundais se trouve à l’agonie suite à plusieurs raisons, dont le manque d’encadrement des caféiculteurs, le manque de suivi de plants, le vieillissement du verger caféiocole, le manque d’entretien de ce même verger, le manque de paillis, le désintéressement de la population et d’autres raisons, comme le montre une étude menée par Antoine Kinyomvyi, un consultant mandaté par Intercafé Burundi.

    Selon le consultant, le café burundais, malgré son goût apprécié par pas mal de gens, va en régressant, d’une année à l’autre, alors qu’on se retrouve avec une seule bonne récolte une fois deux ans.

    Au moins une diminution de 40% de la récolte de café est enregistrée par an, ce qui conduit à prédire une catastrophe dans les années à venir, du moins, la diminution, ou même la disparition pure et simple du café, si le Gouvernement ne prend pas conscience.

    {{Les stratégies de relance du café}}

    Selon cette rendue publique ce jeudi à Bujumbura, l’Intercafé Burundi projette à 40.000 tonnes de café, dans un plan dénommé « plan quinquennal » de relance du café, de 2012 à 2016.
    Pour y arriver, l’étude montre qu’au moins, les efforts de relance de cette culture qui fait vivre plus de 60.000 mille foyers burundais, il faudra un montant de plus de 360 milliards, dont la grande partie sera affectée à la formation des agents modèles de la société, l’achat des engrais chimiques, le remplacement du verger déjà vieux ainsi que la disponibilisation des produits phytosanitaires, et bien d’autres.

    Le café burundais avait été introduit par la colonisation, et surtout par les pères blancs à Buhonga depuis 1905.

    Cependant, comme le montre cette étude, la crise qui a secoué le pays n’a pas épargné cette culture qui génère au moins 80% des recettes en devises de l’Etat.

    Ainsi par exemple, depuis l’indépendance, et surtout dans la récente crise que vient de traverser le pays, des champs de café ont été soit, décimés par le feu, soit abandonnés par les propriétaires, ce qui a considérablement fait chuter la production.

    Des mesures salutaires envers le café sont plus qu’urgentes à voir la pertinence de cette culture. Si non, il est tout à fait compréhensible que les paysans pourraient vivre à l’absence du café, mais le Burundi en soit ne peut pas vivre sans le café.

    « Le Burundi ne va nulle part sans café», déplore le consultant.

    C’est la relance de cette culture qui aiderait le pays à cumuler au moins 640 milliards de francs burundais jusqu’en 2016, comme le montre l’étude du consultant Antoine Kinyomvyi.

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