Sit-in du personnel de l’ISTEEBU pour réclamer leurs salaires depuis janvier 2012

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    Le personnel de l’Institut des Statistiques et des Etudes Economiques du Burundi, ISTEEBU a observé un sit-in devant le bureau de cette institution pendant une heure ce mercredi, pour appeler au Gouvernement burundais de verser, dans les plus brefs délais, les salaires du mois de janvier et février 2012.

    Selon le secrétaire général du Syndicat Libre du Personnel de l’ISTEEBU, SPI, Jean Marie Nkeshimana, après que le personnel ait entamé des revendications en 2010, il a continué à percevoir son salaire, mais la situation a changé depuis le mois de janvier 2012, le personnel cette institution ne reçoit plus de salaire à la fin du mois.

    «Nous entrons dans le troisième mois bientôt sans percevoir notre salaire » a déploré le président du SPI, évoquant un manque de volonté de la part du ministère de tutelle, de corriger le plus rapidement possible ce retard.

    A l’origine de ce malaise, selon Nkeshimana, c’est la réclamation d’une partie du personnel de cette institution, une catégorie qui avait demandé au Gouvernement de revoir les calculs de leurs salaires, des calculs qui, selon ce président du syndicat, ont poussé au ministère des finances, qui est aussi le ministère de tutelle, de payer à temps le personnel de l’institution.

    «Les réclamations d’une partie du personnel ne peut en aucun cas empêcher le reste du personnel d’avoir son salaire», a déclaré le président du SPI, Jean Marie Nkeshimana.

    Si les choses ne changent pas, le syndicat du personnel de l’ISTEEBU va pousser plus loin.

    « Nous envisageons dans les meilleurs délais d’arrêter le travail si les choses ne sont pas réglées », a prévenu le président de l’SPI en sit-in ce mardi devant le bâtiment qui abrite les services de l’ISTEEBU, un sit-in qui a duré une heure.

    L’ISTEEBU est l’une des rares institutions de l’Etat qui s’occupent des études économiques, telles que le calcul du taux de l’inflation chaque mois, et bien d’autres études, sur lesquelles se basent normalement les planificateurs, les décideurs et même les investisseurs, dans leurs décisions.

    L’arrêt de travail donc dans cette institution risque de faire plus de mal que de bien dans un pays qui attend plus d’investisseurs pour arriver au moins à une croissance économique de 8,2% en 2015, comme ça se chante partout !

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