Conflits fonciers: Réponse claire ou en langue de bois ?

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    Une vingtaine de personnes, tous résidents, sont venues au siège de l’Ombudsman burundais ce mardi en provenance de Rumonge pour chercher une réponse relative à une correspondance qu’ils avaient envoyée à l’Ombudsman en octobre 2011. A travers celle-ci, ces résidents font appel à son intervention dans la résolution des conflits fonciers qui les opposent aux rapatriés depuis le début du rapatriement des burundais essentiellement en provenance de la République Unie de Tanzanie.

    Dans cette correspondance, plus 170 dénoncent des pratiques qu’ils qualifient de «manquements » dans la résolution des conflits fonciers par la Commission Nationale Terre et Autre Biens, CNTB. Ils disent que les résolutions des conflits fonciers tels qu’elles sont faites aujourd’hui s’écartent des accords d’Arusha et de la loi régissant la terre au Burundi.

    Ils jettent le tord sur la CNTB en disant qu’ils ne sont pas consultés dans la prise des décisions qui les concernent en citant des noms des victimes.

    L’autre préoccupation est liée aux personnes qui veulent interjeter appel.

    « Jusqu’à présent la seule autorité auprès de qui le recours est possible en cas d’insatisfaction est le président de la république, comment un simple citoyen aura-t-il accès à lui soumettre ses difficulté?

    «C’est plutôt un alibi qui a pour objectif de faire nous faire écourter nos litiges avec les rapatriés», disent-ils.

    «Les représentants de la CNTB dans ma localité m’avaient, depuis longtemps, caché les documents portant sur un conflit foncier dans un terrain que j’avais acheté.

    «Ce vendredi, à ma grande surprise j’ai constaté des personnes venir occuper cette portion de terre dans laquelle je suis installé pendant plus de 20ans,» s’est indigné Léonidas Nijimbere, un des membres de cette délégation devant l’un des conseillers de l’Ombudsman burundais.

    Ce dernier a plutôt demandé à cette délégation de ne pas soumettre le problème de terre de manière générale, mais plutôt que chacun réexpose sa préoccupation individuellement par voie épistolaire puisque les problèmes de terre ne se ressemblent pas.

    « L’Ombudsman n’a pas les prérogatives de recevoir les plaintes sur le mauvais fonctionnement de n’importe quelle institution mais plutôt des plaintes de la personne lambda lorsque celle- ci n’est pas encore en justice » a-t-il insisté.

    Pacifique Nininahazwe, délégué Général du Forsc avait récemment indiqué que des mesures d’accompagnement sont essentielles à l’endroit des résidents pour faire face au problème de terre au Burundi

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