
Dans un point de presse tenu ce mercredi, le président de l’OLUCOME a indiqué que les membres de la chambre basse du parlement et le gouvernement ont refusé de payer l’Impôt Professionnel sur le Revenu, IPR, en se référant sur deux correspondances.
Dans la première qui est adressée au chef de l’Etat en date du 20 février 2012, la ministre à la fonction publique relève une série d’observations à la suite des recommandations de la chambre basse du parlement.
“Avant de payer l’IPR les parlementaires et les membres du gouvernement demandent la révision de l’article 72 du code du travail qui stipule que la rémunération est constituée de salaire de base et de tous les accessoires comme les frais de jetons de présences, les bons d’essence qui leurs sont payés,” lit-on dans cette correspondance.
Pour ces personnalités, ces calculs sont à refaire, selon cette correspondance, afin d’éviter les désordres.
La ministre de la fonction publique indique que les parlementaires ont déjà pris d’autres engagements financiers car ils n’étaient pas préalablement avertis de cette modification du contrat en terme de rémunérations.
Et «la rémunération ne peut en aucun cas diminuée sauf en cas d’infraction grave puisque ce sont des droits acquis», précise la correspondance.
Une autre correspondance qui est celle du Secrétaire Général du gouvernement, Philippe Nzobonariba, demande au gouvernement de prendre en considération les observations du ministre ayant en charge ce dossier, source de plusieurs remous car “un deuxième renvoi serait comme une sorte de camouflet à l’endroit du gouvernement”.
Gabriel Rufyiri, de sa part, qualifie d’alibis tous ces arguments. Il dit qu’il a déjà reçu officieusement une information selon laquelle le gouvernement aurait pris la décision d’abandonner l’adoption du projet, IPR.
Ce projet a été adopté par le gouvernement en date du 13 au14 décembre 2011. L’objectif était qu’il entre en vigueur avec l’année 2012.
La société civile parle de deux poids deux mesures aussi longtemps que seuls les autres citoyens s’acquittent de ce devoir.
Durant la campagne contre la vie chère , la société civile dit qu’elle va plaider jusqu’au bout pour que les dignitaires eux-aussi s’acquittent de ce devoir afin que les citoyens soient traités de la même manière devant la loi



