
« Les nouvelles tarifications visent à améliorer les services que la Regideso offre à sa clientèle. Elles sont financièrement abordables à condition pour les clients d’être rationnels dans la gestion de ces produits. » Ce sont les propos d’Augustin Baruvura, porte parole de la Direction Générale de la Regideso dans une conférence de presse de ce mercredi 11 mars 2012 pendant laquelle il a plaidé au changement de mentalité de la part de la part des clients de la Regideso en vue de faire face à la tarification datant de mars 2012.
Selon lui, les bénéficiaires des services de la Regideso devraient s’adapter à gérer moins d’eau et d’électricité pour rester dans la catégorie appelée tranche sociale en raison de ses avantages.
De la part de Baruvura Augustin, un ménage qui consomme mensuellement 10 mètres cubes d’eau c’est à dire 500 bidons de 20 litres chacun paie une facture de 3650Fbu. Lorsque le client devient incapable de rester dans cette catégorie, les payements ont lieu suivant d’autres catégories plus chères. Pour illustration la tranche commerciale est deux fois plus chère que la tranche sociale, a-t-il indiqué.
La population s’indigne contre les nouvelles tarifications qui auraient pour objectif de cacher la mauvaise gestion caractéristique aujourd’hui de cette entreprise selon du moins les résultats d’une étude qui aurait été réalisée par une maison de consultance. Les résultats de cette étude auraient aussi été cachés selon toujours la population qui , aujourd’hui, s’inquiète des difficultés de fonctionnement de l’entreprise qu’ils mettaient en exergue.
Face à ces interrogations le porte parole de la Regideso a dit qu’il ne voulait pas revenir sur les résultats de cette étude. Il dit la Regideso est une entreprise étatique et à laquelle beaucoup de citoyens ont droit de regard à telle enseigne qu’il serait illusoire de mettre en cachette les résultats d’une consultance qui avait eu lieu grace au soutien de la banque mondiale . Pour lui, la nouvelle tarification a eu lieu dans le souci d’améliorer les services de la Regideso pour ces clients.
La nouvelle hausse des prix d’eau et d’électricité fait parler d’elle depuis début mars 2012. Les organisations de la société civile et syndicales plaident pour la suspension de cette mesure mais sans succès jusqu’à présent. La suspension de cette mesure est l’un des trois éléments clés de revendication sur la cherté de la vie qui produit toujours un tollé parmi les responsables de la société civil et le gouvernement de Bujumbura.



