Le Burundi accueille plus de 37 000 rapatriés dès le début du mois de mai

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    « Nous nous sommes rendue personnellement en Tanzanie au camp des réfugiés de Mtabila pour sensibiliser les Burundais au retour volontaire dans leur pays. Ils commenceront à regagner le pays à partir du mois de mai. Les préparatifs nécessaires sont en cours pour leur accueil,» ce sont les propos de la ministre de la solidarité nationale, Clotilde Nizigama, dans une conférance de presse qu’elle a tenue pour parler à propos des réalisations de son ministère pour le trimestre qui vient de s’écouler.

    Selon elle, le Burundi compte accueillir plus de 37000 rapatriés essentiellement en provenance de la Tanzanie. Elle a reconnu que ces personnes ont accepté de venir au Burundi après beaucoup de réunion que le ministère de tutelle a organisé avec les instances habilitées.

    Même ceux qui sont venues depuis 2005 font face à des problèmes de terre et vivent dans des conditions sociales précaires, ces rapatriés ne vont-ils pas subir les conditions de vie similaires à leurs retour au pays?

    Clotilde Niragira indique que les différents services dans son ministère sont à l’œuvre pour que ces personnes soient bien accueillies.

    «Des ministères ayant en charge la gestion des problèmes de terres dans leurs attributions ont déjà inventorié les terres disponibles et les maisons ont été construites pour les accueillir,» indique-t-elle, ajoutant en plus que la solution au problème de terre sera progressive au regard de son ampleur sur l’échiquier national.

    S’exprimant sur la famine qui aurait déjà emporté plus de 70 personnes en communes de Busoni au nord du Burundi, la ministre de la solidarité nationale dit que c’est seulement 35 personnes qui sont mortes essentiellement parce qu’elles ne travaillent pas. Pour elle la seule condition de survie pour la population de Busoni est de ne pas vendre leurs terres.

    Clotilde Niragira dit que le ministère de tutelle a élaboré un projet de loi portant sur le retour des déplacés de guerre dans leurs villages d’origines qui, dans un proche avenir, sera mis à la disposition du gouvernement pour adoption.

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