
Libérer Hassan Ruvakuki !l’agence Net Press revient ici sur le mot d’ordre des professionnels des médias qui ont effectué une marche pacifique le jeudi 3 mai, journée internationale dédiée à la liberté de la presse.
Sur leur passage, le slogan était que la justice soit transparente pour libérer le journaliste Hassan Ruvakuki, incarcéré à la prison de Muramvya. Ils prônaient aussi le libre exercice de leur métier qui, souvent, est empiété par les pouvoirs publics. Une minute de silence a été observé non seulement pour Hassan Ruvakuki, mais aussi pour 50 autres confrères de l’Afrique centrale qui ont été victimes de leur métier.
Les cérémonies du 3 mai ont vu la participation de la ministre ayant en charge la communication. Comme l’écrit le quotidien gouvernemental Le Renouveau du Burundi, Concilie Nibigira a remercié les médias pour leur rôle dans l’édification du pays, avant d’évoquer la reconnaissance du gouvernement vis-à-vis de l’importance de la liberté de la presse dans la promotion de la gouvernance démocratique.
Le journaliste Emmanuel Nsabimana rejoint les services secrets. L’hebdomadaire Iwacu dans lequel travaillait notre confrère écrit que c’est tout à fait son droit et il faut le respecter.
Il écrit cependant que les relations entre le SNR et les médias sont exécrables ; peut-être que la présence d’un ancien journaliste dans la boîte pourrait contribuer à la détente. Iwacu reste sceptique en mentionnant ; on ne sait pas ; on verra avec le temps.
Mukono tué, titre encore Iwacu. L’armée burundaise vient en effet d’annoncer la mort d’un rebelle, un certain carmel alias mukono tué sur le sol congolais par les FARDC.
Certains pensent que c’est une façon de clôturer les enquêtes sur l’assassinat de Gatumba. Le commandant de la première région militaire estime que cela reste une affaire de la justice. Et même s’il n’a pas voulu révéler d’autres noms, le colonel kabisa reconnaît qu’il y a d’autres personnalités recherchées. Quant à la question de savoir si Agathon Rwasa serait sur la liste, le commandant de la première région militaire a été évasif.
Le mensuel Rumurikirangabo, journal de la fdn ; revient sur la clôture à l’institut militaire des cadres militaires, de la semaine scientifique et culturelle ainsi qu’à l’ouverture de l’année académique 2011-2012. Et d’écrire qu’une armée sans formation est porteuse de tous les dangers.
Selon le colonel Bizindavyi Aloys, Commandant de l’ISCAM, il n’y a pas d’homme d’action qui n’a pas été un jour un homme de réflexion. La formation à l’ISCAM doit être de rigueur de façon à produire des leaders capables d’agir efficacement dans les circonstances variées, complexes et exceptionnels au profit de la communauté tant nationale qu’internationale.
La Cosybu satisfaite de la détaxation des produits vivriers de première nécessité, titre l’agence net press.
Il n’en fallait pas plus pour que Tharcisse Gahungu, qui est en même temps vice-président de la campagne contre la vie chère, manifeste sa satisfaction car, la décision prise par le Président de la République va incontestablement soulager la misère de la population. Mais il appelle les consommateurs à rester vigilants pour observer à la loupe si cette mesure se traduira dans les faits.
Le président Pierre Nkurunziza a décidé, à la veille de la fête internationale du travail et des travailleurs, qu’à partir du 15 mai prochain jusqu’à la fin de l’année en cours, les principales denrées alimentaires de première nécessité ne seront plus imposées. L’annonce a été aussi accueillie par une grande joie par la population de la capitale Bujumbura, espérant apaiser encore la faim dans les jours à venir.
Et c’est la même raison que l’hebdomadaire Iwacu met en hausse dans son numéro paru vendredi, le président Pierre Nkurunziza, lui qui a promis de supprimer les taxes sur les produits alimentaires importés tels que le mais, la farine de mais, le manioc, la farine de manioc, la pomme de terre, le haricot, le riz, le poisson frais, le poisson sec, les oignons, l’huile de palme et la farine de blé.
En revanche, le même journal met en baisse le ministre de l’intérieur Edouard Nduwimana, pour avoir interdit à Human Rigth Watch de présenter son rapport annuel sur la sécurité au Burundi après les élections de 2010. Ce rapport de 89 pages mentionne les meurtres commis par des agents de l’Etat, des membres du parti au pouvoir et des groupes armés d’opposition.
Beaucoup de bureaux et écoles publics ne disposent plus de drapeau national ; constat fait par l’ABP en province de mwaro.
Cela apparaît normal pour certains responsables et les employés de l’Etat qui finissent par s’y habituer du fait même qu’on ne hisse plus les couleurs nationales chaque matin comme c’était le cas dans le temps. L’ABP précise que le cas le plus frappant est celui du parquet et du tribunal de grande instance devant lesquels on ne trouve que des mâts qui ne portent pas de drapeau même celui qui est usé.


