
“Dans un proche avenir nous voir la population de Kavumupour lui demander de ne pas trop paniquer sur sa sécurité,” ce sont les propos de l’administrateur de Kanyosha moins d’une semaine après la découverte d’une liste de plus de 60 personnes de la colline Kavumu en commune de Kanyosha qui seraient à faire passer par les armes.
Les habitants de cette colline vivent dans une peur panique depuis que cette liste est connue. Certains d’entre eux vivent en dehors de leurs ménages pendant la nuit.
«Je suis âgé de plus de 60 ans, je vais rester dans ma maison. Ceux qui veulent pourront me rencontrer sans difficultés et feront de ma personne tout ce qu’ils veulent. Je ne vais quitter ma maison,» dit Jean sindimwo, un vieux homme catéchiste de la localité.
Ces personnes disent que pendant la nuit en particulier, elles observent un mouvement de personnes inconnues, raison pour laquelle elles ont pris l’option ne rester chez elles. Elles jettent en particulier le tord sur le chef de colline Kavumu qui est citée par celle-ci comme le principal élément clé dans la publication de cette de 63 personnes à faire passer par les armes.
Hélas, ce chef de zone réfute toutes ces allégations aujourd’hui portées contre sa personne. Selon lui, les gens qui lui reprochent de cette erreur veulent plutôt entacher sa personne. Il a dit que jusqu’à présent ses subordonnées lui étaient restées fidèles et qu’aucun projet aussi ignoble n’est cours du moins à sa connaissance. Il a indiqué qu’il est en train de tout faire pour chercher ces personnes étrangères dans la région.
La région de Bujumbura rural a enregistré beaucoup de morts après les élections de 2010 dont la plupart avaient des motivations politiques en témoignent les différents rapports d’APPRODH, une des associations pour la défense des droits de l’homme au Burundi.




