Les “non-dit” du rapatriement controversé des restes du corps de MwambutsaIV:
    Opinion d’Emmanuel Ndayirukiye; Rohero; Bujumbura-Burundi

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    Le Burundi se prépare à célébrer avec éclat, dit-on, le 1er Juillet
    2012, le 50 ème Anniversaire de son Indépendance. C’est pratiquement
    dans la foulée que le public a appris la décision du Gouvernement du
    Burundi de rapatrier la dépouille de l’avant-dernier Souverain, chassé
    de son trône par le coup d’état militaire du 28 Novembre 1966, ayant
    vécu jusqu’à sa mort (1977) en Suisse (où il a été enterré), dans
    l’abandon, et la solitude de l’exil, après avoir vu décimer sa
    descendance.

    L’évènement consiste à exhumer et rapatrier, non pas, comme on
    l’écrit à tort (sauf par euphémisme) “le corps” de l’illustre
    défunt il y a 35 ans, mais ce qui en reste. En effet, du corps, il n’ y
    a sûrement plus comme trace que quelques ossements. Mais là n’est pas
    le fond du problème. Il y a surtout que ce rapatriement vient créer une
    polémique superflue, dont les Burundais auraient pu être épargnés, et
    pour cause. Il ne manque pas de susciter quelques interrogations sur son
    opportunité et, surtout,le choix de sa date. Qu’est-ce donc qui fait
    courir le Burundi,est-on tenté de se demander. Excès de patriotisme,
    sincérité des intentions du pouvoir ou, au contraire, une hypocrisie qui
    cache mal la chasse effrénée à une autre source de profit (potentiel)
    pour les gestionnaires (tous échelons confondus) de tels évènements? La
    vérité, pour le moment difficile à savoir, n’est pas très éloignée
    (y compris) de cette dernière hypothèse, voici pourquoi.

    {{1.Une décision improvisée pour un enterrement (solennel) ”par
    défaut”
    }}

    Jusqu’au mois d’Avril dernier, la nouvelle annoncée au public était,
    plutôt le projet du Gouvernement d’exhumer en vue de l’inhumation
    “dans la dignité” , de la dépouille de NTARE V, le dernier Roi du
    Burundi, assassiné, en pleine jeunesse, lors du second coup d’état
    par, récidive, de MICOMBERO ( 1972), qui tira un trait définitif sur la
    monarchie.Pourquoi l’opinion burundaise en général n’a-t-elle pas
    été informée ou préparée d’une manière ou d’une autre à un
    évènement aussi important et sensible? Dans un pays comme le BURUNDI,
    largement acquis désormais à la forme républicaine du pouvoir et où
    chacun sait le prix payé par des générations entières pour en arriver
    là où il en est aujourd’hui, il n’est pas certain que la majorité de
    nos concitoyens, si on leur demandait leur avis, ait été convaincue de
    l’opportunité de ce rapatriement et des cérémonies grandioses
    conséquentes en préparation.

    Première hypothèse: Est-ce, donc, l’échec de la mission scientifique
    belge de recherche qui a déclenché cette nouvelle opération non
    programmée initialement? La tombe de (NDIZEYE) NTARE V n’ayant pas été
    localisée, a-t-il fallu se rabattre, par défaut sur l’exhumation de
    son père MWABUTSA IV,facilement localisable?. Tout laisserait le croire
    puisque, avant les recherches des restes du corps de NTARE V près de
    Gitega, peu de Burundais effet avaient entendu parler du projet de
    rapatrier la dépouille de lex-Roi MWAMBUTSA IV.Dès lors, on peut se
    demander: si les recherches avaient été concluantes et que les restes de
    l’ex-jeune Roi aient pu être retrouvés, le Gouvernement aurait-il fait
    exhumer et (ré-)enterrer en même temps deux anciens Rois, ou
    n’aurait-il plus été question de rapatrier la dépouille de l’ex-Roi
    MWAMBUTSA IV au Burundi ?

    {{2.Une opération coûteuse,sans transparence.}}

    Seconde hypothèse: Les recherches visant à retrouver les restes du corps
    de l’ex-Roi NTARE V à Gitega ayant échoué, alors qu’un financement
    extérieur avait déjà été obtenu, notamment du Royaume du Maroc, y
    avait-il risque que le Gouvernement, perde la face à l’égard de
    son”bienfaiteur” et de devoir justifier éventuellement pourquoi il
    s’est laissé financer pour un enterrement royal qui n’aurait
    finalement pas lieu?

    Note. Burundi News, faisant référence à la démarche d’une proche de
    l’ex-famille royale, Esther KAMATARI,opposée à ce transfert, vient de
    livrer l’information qui suit (v. article publié le 22 Mai
    2012):”Nous sommes aujourd’hui dans l’impasse. La dépouille a été
    exhumée et ne peut pas quitter le territoire suisse car un procès a été
    intenté. Il faudra attendre que la justice suisse se prononce pour que la
    dépouille soit inhumée ou prenne le chemin vers Bujumbura… Entretemps,
    l’argent des Marocains pour les formalités en Suisse liées à la
    dépouille hante les esprits. Certains commencent à crier au
    détournement, d’autres le réclament pour s’en mettre plein les poches…
    (A suivre)”…

    En toute franchise, je n’avais pas cette information au moment
    d’écrire ces lignes, mais il y a coïncidence entre l’information
    ci-dessus et mes propres interrogations !
    En effet, si l’opération de rapatriement de la dépouille était
    infructueuse, quelle que soit la raison, et s’il se vérifiait que
    l’argent “donné” par le Royaume du MAROC n’avait finalement pas
    été utilisé pour ce à quoi il était destiné, il n’y a presque pas
    de doute que l’Etat du BURUNDI s’achemine, tout droit, inexorablement,
    vers une affaire judiciaire retentissante devant une Instance
    internationale en vue de l’obliger à rembourser cet argent (peu importe
    le montant!)indûment “donné” avec, en perspective, des coûts énormes
    pour notre pays! Plus grave encore, ce ne sera plus une affaire, ni sous
    (ou de) l’actuel Gouvernement, ni même sous l’actuel régime, mais de
    l’Etat du BURUNDI tout court, En effet, la pérennité de l’Etat
    demeure, tandis que les Gouvernements, conjoncturels et temporaires par
    nature, se forment et s’en vont,parfois en laissant à l’Etat de
    lourdes dettes contractées à son détriment et ayant pour source de l’
    l’argent dont il n’a même pas vu la couleur. C’est la pire
    hypothèse où, sincèrement, pour mon pays, je préférerais plutôt me
    tromper!

    {{3.Une opération “kamikaze” (financièrement) et un fardeau trop
    élevé pour le peuple Burundais}}.

    Le rapatriement de la dépouille royale, suivie d’une commémoration
    grandiose du 50ème Anniversaire de l’Indépendance, a un coût trop
    élevé et est en contradiction fragrante avec la situation économique de
    notre pays.

    Alors que le BURUNDI, peut-être même plus que d’autres pays
    comparables, notamment dans la sous-Région, est confronté à de graves
    difficultés économiques et parvient à peine à nourrir correctement sa
    population, l’organisation de cérémonies grandioses,donc coûteuses,
    est un acte irrationnel. De la part du Gouvernement, cela relève de
    l’absence de réalisme et d’une certaine éthique politiques car il y
    a, visiblement, un manque de discernement entre l’accessoire et
    l’essentiel.

    En plus de la donation obtenue du Royaume du Maroc pour couvrir les coûts
    d’exhumation, de transfert de la dépouille, de son inhumation, etc.le
    budget national est aussi fortement mis à contribution, à concurrence de
    plusieurs centaines de millions FBU.Encore qu’il n’est même pas clair que
    ce montant a fait l’objet d’une prévision budgétaire! Huit cent millions
    (800 millions FBU), probablement beaucoup plus (“in fine”), c’est
    vertigineux pour le Burundi ! Ce serait le montant que le Ministre des
    finances a eu ordre de transférer à un compte (X?),dont on ne peut même
    certifier que les dépenses réelles,c.à.d.strictement pour la
    commémoration, seront transparentes et justifiées un jour. Dans la
    situation économique actuelle de notre Pays, objectivement, c’est
    presque un “suicide” financier, programmé, froidement exécuté par
    nos dirigeants!

    En ces temps de crise économique mondiale, même dans les pays riches,
    l’heure est plutôt à l’austérité. Il est publiquement fait appel
    plutôt à la sobriété de comportement, surtout dans les dépenses
    publiques. A l’exemple de la France, où le nouveau gouvernement
    (socialiste élu) a décidé, aussitôt entré en fonction, de réduire le
    salaire des Ministres de 30 p.c.!Au Burundi, par contraste, c’est la
    direction diamétralement inverse. “ Un gouvernement démocratiquement
    élu,” cela se traduit par: des salaires encore plus élevés, plus de
    gratuités de service aux frais de l’Etat (transport, eau &
    électricité,téléphone, etc) au profit des ”dignitaires” de notre
    pays! Quelle dignité? Pour beaucoup d’entre eux,, vu l’ampleur des
    détournements et de la dilapidation sans scrupules des deniers publics
    auxquels ils se livrent en compétiteurs, dans l’impunité
    généralisée et sans crainte de risque personnel, leur comportement
    n’est pas celui de véritable dirigeants, gestionnaires des affaires
    d’un Pays, mais plutôt celui de “d’occupants”!

    Malgré un tel contexte où, ailleurs, tout le monde entier est envahi par
    l’inquiétude et où les plus prudents prennent des mesures d’austérité,
    il n’y a qu’au Burundi que le gouvernement ne voit rien venir, et ne se
    prive pas d’engager des dépenses “somptuaires”, pour seulement un court
    laps de temps de festivités!.

    Or, un gouvernement “responsable” devrait mettre fin sans tergiverser à
    l’illusion qu’il se donne de pouvoir entretenir indéfiniment ses signes
    extérieurs (trompeurs et dérisoires)de richesse et de “luxe d’Etat”.

    Que le gouvernement entretient des dépenses souvent coûteuses ou non
    justifiées, vit au-dessus des moyens réels que le pays peut lui
    permettre,au détriment des contribuables et fait comme si cela était sans
    conséquences dramatiques pour tous, c’est une réalité difficile à faire
    admettre par parmi un bon nombre de ceux qui gouvernent.

    {{4.Une dissension superflue au sein de (l’ex) famille royale}}.

    Le désaccord entre les membres de l’ex-famille royale au sujet du
    rapatriement de la dépouille de leur illustre père et oncle ne se
    justifie pas dans la mesure où, d’un côté comme de l’autre
    d’ailleurs, il n’est pas fondé sur dun argument tout à fait rationnel
    mais plutôt émotif ou même opportuniste (politiquement parlant).

    D’un côté, sans toutefois de ma part aucune intention d’immixtion
    dans une affaire familiale (et pas n’importe quelle famille) complexe de
    succession, il ne me paraît pas que Princesse Esther KAMATARI, qui n’est
    qu’une nièce de l’ex-Roi, donc, ni descendante directe, ni héritière
    de l’ex-Roi et ne venant pas juridiquement ”en rang utile” (dans tous
    les cas pas avant la princesse Rose Paula IRIBAGIZA) propre fille de
    MWAMBUSA IV, puisse se prévaloir, pour elle-même, d’une quelconque
    préséance par rapport au testament (éventuellement) laissé par le Roi
    MWAMBUTSA.De ce fait, elle pourrait avoir raison dans la forme mais pas
    nécessairement sur le fond. Cela peut, en effet, se révéler (être) une
    affaire d’intérêt public et toute personne intérréssée peut invoquer
    le respect des dispositions d’un testament.

    En effet, si ce testament de MWAMBUTSA IV est réel, il faudrait s’y
    référer en tant que ” sa dernière volonté” avant sa mort. Pour
    cette raison le testament devrait donc s’imposer à tous, y compris
    d’ailleurs à sa descendance directe, représentée (je présume) par
    Rose Paula IRIBAGIZA,en tant que fille aînée, survivante, de l’ex-Roi.
    Sur ce point par contre, la dernière nommée ne me semble pas avoir raison
    un motif présumé d’intérêt public qui n’est pas évident en fermant
    les yeux sur la ”force” légale d’un testament éventuel de son
    illustre père ! Dans le contexte politique du moment, il serait naïf de
    penser que l’affiliation politique de la Princesse Rosa Paula IRIBAGIZA
    ne soit pas de nature à laisser voir derrière sa prise de position dans
    cette affaire une arrière-pensée politique. Normalement, c’est plutôt
    elle,en tant qu’héritière présumée, plutôt que sa “cousine”
    Esther KAMATARI, qui devrait être (la) première à exiger le respect du
    testament de son père, celui-ci ayant, avant sa mort, exprimé,
    expressément sa volonté d’être enterré en Suisse et en aucun cas au
    Burundi)

    Quant à l’argument s’appuyant sur l’intérêt national, il est
    malheureusement trop fréquent de constater que les intérêts (des)
    particuliers sont scandaleusement entremêlés avec l’intérêt national
    au point de primer même sur ce dernier. Donc, les déclarations sont une
    chose et la réalité, une autre, à tel point que l’intérêt national
    avancé, ne sert souvent que de “faire- valoir” surtout quand une
    opération financière importante est en vue. Ce n’est pas nouveau !

    La conclusion? Décision improvisée, action précipitée, absence de
    communication correcte sur la finalité exacte de l’opération, voilà un
    “cocktail type” de la non transparence dans la gestion des affaires
    publiques. C’est ce qui risque de se produire avec ce rapatriement
    mortuaire si controversé, à moins qu’il ne soit accidentellement
    “intercepté” ou retardé (au moins temporairement) par la procédure
    judiciaire, évoquée ci-haut, engagée devant les jurisdictions suisses.

    {{5.Une relation “quasi mythique”}}

    Le style de Pierre NKURUNZIZA, qu’on ne peut pas pourtant taxer
    d’avoir un penchant “pro-monarchique” (je pense que c’est un choix
    personnel du Président, pas nécessairement concensuel ou du “Pouvoir”
    actuel en tant que tel), a quelque chose de spécia, aussi bien en
    politique externe qu’interne: en témoigne, cette manifestation claire de
    la volonté de réhabiliter la mémoire de nos illustres derniers ex-Rois
    disparus, dont le dernier, tragiquement.

    {{A l’interne:}}

    Sous les régimes des Présidents successifs, MICOMBERO, BAGAZA et BUYOYA,
    l’ex-famille royale a subi (à deux reprises) la “trahison” de
    MICOMBERO, celle-ci ayant culminé avec l’assassinat du dernier ex-Roi
    NTARE V en 1972, dans des circonstances restées, jusqu’ici, obscures,
    Elle a souffert de l’hostilité et de l’humiliation, jusqu’à la
    spoliation de ses biens, sous BAGAZA et survécu dans l’indifférence
    générale sous BUYOYA. (La vieille ex Reine- mère du Héros National, le
    Prince RWAGASORE, a terminé sa vie solitaire dans un modeste petit
    appartement, dans le voisinage du “hôme Saint KIZITO” au quartier
    industriel ! L’ex- famille royale ne manquait pourtant pas d’héritage
    en patrimoine immobilier laissé par l’illustre Roi MWAMBUTSA, Quelle
    ironie du sort!

    Par contraste, après l’accession de Pierre NKURUNZIZA au pouvoir, elle
    a pu avoir de sa part un peu de répit inespéré, la compassion et la
    sollicitude à maintes occasions: visite présidentielle à l’ex-Reine
    BARAMPARAYE à Gitega, soins médicaux à l’étranger, pris en charge par
    l’Etat en faveur de cette dernière, promesses de restitution des biens
    du Prince RWAGASORE (éventuellement) spoliés à sa famille, démarches en
    cours en vue de réhabilitation solennelle de la mémoire des
    ex-Rois…Cela a été une surprise d’autant plus réconfortante pour les
    intéressés (je suppose) que ces gestes venaient du côté d’où ils
    n’ auraient pas été normalement le plus attendus. Ces gestes
    d’humanité et d’attentions sous diverses formes doivent avoir peu
    réconforté quelque peu l’ infortunée ex- famille royale et ont été
    sûrement ressentis comme un désir, de la part de Pierre NKURUNZIZA, en
    tant que nouveau Chef de l’Etat, de réparer une injustice infligée
    par ses prédécesseurs à l’égard de la famille survivante de MWAMBUTSA
    IV.

    Enfin, l’attitude générale brossée ci-haut est un des symboles forts,
    pour ceux qui croient à la possibilité, pour les Burundais,de se
    réconcilier autour des valeurs communes. Or, on sait combien dans notre
    société burundaise, caractérisée par la tradition, la culture
    communautaire et la mémoire non écrites, la force du symbole reste
    quelque chose de réel et de très d’important pour la cohésion sociale.
    Laissons- lui la chance de continuer à jouer son rôle.

    {{A l’externe:}}

    Le Président Pierre NKURUNZIZA est particulièrement actif, à
    entretenir, en termes d’image politique, une relation spéciale avec
    diverses Monarques: le Roi Albert II de Belgique, dont la présence à
    Bujumbura à l’occasion de la commemoration du 50ème Anniversaire de
    l’Indépendance avait été clairement souhaitée, mais sans succèss, le
    Royaume du Maroc, sollicité, a accordé son aide financière nécessaire,
    d’autres Monarchies du Golfe, dont naturellement l’Arabie Séoudite,
    et j’en passe, sont pratiquement courtisées!. Un jour nous dira,
    peut-être, si réellement cet attrait particulier est dicté exclusivement
    par l’intérêt national.

    {{6.Un point positif, même si une fois n’est pas coutume.}}

    S’il fallait, malgré tout retenir quelque chose de positif
    représentant un espoir pour l’avenir (même si une fois n’est pas
    coutume) je signalerais la chose suivante:

    La “République” comme mode de gouvernement a pris en mains notre destin
    commun depuis bientôt 46 ans. Comme la République ne ne se discute plus,
    il ne saurait y avoir d’équivoque que c’est une affaire
    définitivement réglée pour tous, et tant mieux. Ne disons pas que la
    Paix n’a pas de prix, pour signifier que celle-ci vaut bien plus cher
    que tout le reste.

    Le symbole choisi et cette volonté de réhabilitation de la mémoire
    royale pour la réconciliation entre les Burundais a au moins, le mérite
    de démontrer que personne au Burundi, quel qu’il soit, n’éprouve plus
    de crainte à l’égard de la monarchie,mais celle-ci fait aussi partie
    de notre Histoire,un fait accepté également.Cela explique d’ailleurs le
    fait que le Président NKURUNZIZA soit légitimement à l’aise dans ces
    marques de compassion envers la famille survivante de ceux qui ont incarné
    l’institution monarchique pendant une longue période de l’histoire du
    Burundi. Si cette attitude positive sans aucun complexe à l’égard de
    cette période de notre passé pouvait être comprise de la même manière
    et partagée par tous les Burundais, sans avoir peur (les uns des autres)
    ou sans faire peur, en l’acceptant comme une partie normale de notre
    Histoire et non pas comme une tare ou un danger, alors, je suis convaincu
    que notre problème fondamental aurait trouvé au moins une partie de sa
    solution.

    Comme l’a récemment rappelé l’Ambassadeur Représentant l’Union
    Européenne au Burundi à l’occasion de la Journée de cette dernière,
    la possibilité d’une véritable réconciliation entre les Burundais et
    d’une véritable Paix durable, à laquelle ils aspirent, est réellement
    possible mais à condition d’être définitivement libérés de cette
    peur-là, Permettons-nous d’espérer que ce jour viendra.

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