
L’Union des personnes handicapées visuelles du Burundi demande au Gouvernement burundais de ratifier, dans les meilleurs délais, la convention relative aux droits des personnes handicapées, surtout que le Burundi est le seul pays de l’Afrique de l’Est, n’ayant pas encore ratifié la convention.
« Si la convention était ratifiée, ça serait un grand avantage pour les malvoyants que nous sommes en ce qui est de notre éducation » souligne le président de l’Union de personnes handicapées visuelles du Burundi, Jean Bosco Ntunzwenimana.
Dans son interview ce matin, Ntunzwenimana souligne que la question du handicap devrait plutôt éveiller tout le monde pour que tous les hommes se sentent égaux devant les chances.
« Moi aussi, je suis né en bonne santé et la glaucome m’a empêché de bien voir à la fin de l’école primaire,» souligne le président de l’Union des personnes handicapées visuelles du Burundi.
Cependant, l’espoir commence à se dessiner à l’horizon avec le passage du concours national par la première promotion des malvoyants.
« Nous remercions le Gouvernement burundais et le ministère de l’enseignement primaire et secondaire pour avoir organisé, pour la première fois dans l’histoire du Burundi, un concours national des enfants malvoyants, qui s’apprêtent, comme le reste des autres, à entrer au secondaire,» souligne Ntunzwenimana.
« Nous pensons que même les autres classes à tests dans les années qui viennent seront aussi concernées par ma mesure,» conclut-il.
L’union des personnes handicapées visuelles est un collectif de plus de sept associations et centres de formation des malvoyants. Il a été créé dans le but de porter loin, la voix des malvoyants du Burundi.



