C’est la désolation pour ce burundais chassé de la Tanzanie

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    Chassé de la Tanzanie, mains vides, Zacharie regrette surtout d’avoir été séparé de sa famille sous prétexte qu il n’avait pas doté sa femme, les défenseurs des droits humains demandent au gouvernement burundais de prendre la question en main.

    Assis près du bureau communal de Muyinga où il est arrivé ce mercredi 18 juin, Zacharie Ndarugirire n’a d’autres richesses que ses chaussures dites yebo yebo et les habits qu’ il porte!

    Ce septuagénaire a été chassé de Mwanza en Tanzanie, pays de son refuge depuis 1973.

    Ce retour vers le pays natal, le BURUNDI, a été forcé et très pénible. Dérobé de tous ses avoirs, le voyage de Mwanza jusqu’au poste de douane de Kobero) frontière burundo tanzanienne) a été assuré par la police tanzanienne.

    « Rentrer au pays est une bonne chose mais c’est traumatisant quand on est forcé de regagner sa patrie séparé de toute sa famille: femme et enfants», estime Zacharie.

    Etranger dans le pays de Mwalimu Nyerere, Zacharie avait épousé une Tanzanienne. En chassant cet irrégulier du sol tanzanien, il n’a pas eu le droit de rentrer avec sa famille. On lui aurait signifié que sa femme et ses enfants ne lui appartiennent pas car il n’avait pas payé la dot conformément à la tradition du clan de son épouse (UMUKURYA).

    « De la sorte je suis chassé seul et pauvre comme si pendant plus de trente ans rien n’est à mon actif», poursuit Zacharie.

    {{Les militants des droits de l’homme crient au secours}}

    Pour les défenseurs des droits humains, c’est au gouvernement burundais de négocier la préservation de certains des droits des refoulés.

    D’après un observateur au sein de l’ APPRODH (Association pour la Protection des Doits des Détenus et des Droits Humains), des cas de Burundais chassés dépouillés de tout sont fréquents, il revient au gouvernement burundais de se concerter avec le gouvernement tanzanien pour voir comment renvoyer les irréguliers en toute dignité.

    Certains des droits devraient être préservés, la question de la séparation des familles devrait susciter plus d attention, opinion qui recoupe celle de l’administrateur de la commune de Muyinga lorsque il s’exprimait sur le problème d’une quarantaine de femmes chassées de la Tanzanie séparées de leurs époux, c’était au mois d’avril. Entre temps la police de Muyinga promet d’aider Zacharie à regagner sa commune natal:VUMBI.

    Décidément le vieux Zacharie est engagé à recommencer une autre vie, le seul préalable : retrouver ses parentés de Vumbi où il compte se réintégrer après trente et neuf ans d’exil.

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