Ruyigi: Le Centre St François de Kayongozi, plus de 30 ans au service de la population démunie

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    Le premier geste humanitaire posé par le centre St François à Kayongozi date des années 1980. Un lépreux qui n’avait pas sur qui compter a était récupéré par les pères Franciscains, responsables de ce centre qui n’a cessé de connaître l’extension depuis ce moment.

    Un autre centre médical de la localité qui s’occupait des lépreux venait de fermer les portes. Ces religieux de Kayongozi ont dû volontairement poursuivre cette œuvre mais l’a orientée dans les œuvres humanitaires. Au début ce sont les malades de la lèpre qui ont étés admis.

    Avec la crise qu’a connue le pays et qui n’a pas épargné la province de Ruyigi et particulièrement la zone Kayongozi à une trentaine de kilomètres du chef lieu de la province, une localité enclavée, le nombre de personnes dans un état d’urgence a augmenté. D’abord les orphelins qui venaient de perdre leurs parents à cause de la guerre, ensuite les handicapés physiques et mentaux et enfin les personnes âgées, ont tous bénéficié de l’assistance du centre.

    Au total, plus de trois cents personnes sont internées dans ce centre. Elles ont droit aux soins médicaux gratuits, et à la scolarisation gratuite pour les jeunes. D’autres ont été intégrées dans les familles d’accueil.

    Ce centre aide les jeunes enfants en leur trouvant des familles d’accueil, et pour les autres il leur achète de parcelles et les encadre dans une vie plus ou moins autonome.

    Malgré plusieurs services rendus à cette population vulnérable venant de différents coins du pays, le centre St François est confronté aux entraves difficiles à surmonter, à l’instar des difficultés d’ordre financiers, et le manque de textes d’agrément du volet médical affilié au centre.

    Dr Justin Mashata qui s’occupe du volet santé parle du problème de dédouanement de médicaments et autres aides, accordés par les partenaires étrangers, le manque du soutient du gouvernement aux personnes indigentes assistées par le centre. Pour lui la responsabilité première revient à l’Etat. Il ajoute également que du fait que ce centre n’est pas agréé au ministère de la santé publique, le personnel et le centre manque beaucoup davantages octroyés par l’Etat aux autres structures sanitaires.

    Le manque du courant électrique est un autre obstacle qui entrave le bon déroulement des activités surtout dans le centre de Santé qui soigne de milliers de gens de la localité, particulièrement ceux qui ont besoin de services offerts par la dentisterie, un service le plus développé dans tout les districts sanitaires de la Région de l’Est du Burundi .

    Malgré tous ces services, le centre est mois connu du public burundais. La population de Kayongozi, tout comme les responsables du centre St François, plaident pour un appui considérable de ce centre, vue les services rendus à la communauté.

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