Des membres de la communauté omanaise en sit-in devant le HCR

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    Une centaine de familles omanaises vivant au Burundi, en compagnie surtout de leurs enfants et des femmes, ont observé un sit-in devant le bureau du Haut Commissariat des Refugiés au Burundi.
    Ces familles disent être sous menace de spoliation des biens par la Commission National des Terres et autres Biens, la CNTB.

    « Nous demandons la restitution de la maison à l’une des nôtres qui a été spoliée par la CNTB à Rumonge », laisse entendre une femme noire, mais dont le père est omanais vivant au Burundi.
    « Nous sommes sujets d’attaques raciales, on a peur pour notre sécurité car ceux qui sont censés nous protéger ne le font pas correctement », ajoute un autre.

    Ces omanais qui se disent être des apatrides car n’ayant ni nationalité burundaise ni omanaise disent se vouer uniquement au HCR parce qu’ils n’ont pas d’autres administrations qui les reconnaissent.
    Sous la pluie et le froid de ce lundi matin à Bujumbura, ces familles étaient venues réclamer aussi la libération de certains des leurs qui ont été arrêtés à Rumonge, il y a quelques jours en train de s’opposer à la décision du CNTB.

    « Libérez nos jeunes », lit-on sur une pancarte tenue par l’un des jeunes garçons trouvés sur place en pleine manifestations et sous la pluie.

    La majorité des manifestants selon notre constant étaient des enfants et des femmes

    {{“Des propos racistes” de la part de la police}}

    Les familles omanaises trouvées devant le bureau de la représentation du HCR soulignent aussi qu’elles sont là pour dire non aux propos racistes qui ont été tenues par des gens de l’administration, et même certains membres du corps de la police.

    « Nous ne sommes pas protégés comme il faut », lance un homme visiblement furieux, avant d’ajouter qu’il y a des policiers qui ont été les premiers à les insulter comme quoi ils n’ont pas de droits dans ce pays par ce fait qu’ils sont des omanais.

    « Imaginez-vous quand on est malmenés par ceux qui devraient nous protéger » s’interroge un autre manifestant devant le bureau du représentant du Haut Commissariat des Refugiés au Burundi.

    Le HCR n’a pas encore réagit sur les revendications de cette communauté devant son bureau à Bujumbura.

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