L’ADC et le pouvoir ont failli se rentrer dedans à Rumonge

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    Les membres de l‘Alliance Démocratique pour le Changement, ADC-Ikibiri, qui se rendaient à Rumonge pour célébrer le 18ème anniversaire de la naissance du parti CNDD de Léonard Nyangoma comme branche armée contre le gouvernement de Bujumbura de l’époque ont été empêchés d’y arriver ce dimanche.

    A 10 heures, ils étaient à Minago à une vingtaine de km avec Rumonge où ils ont été arrêtés par la police qui collaborait avec les jeunes du parti au pouvoir en plaçant des grosses pierres au milieu de la route.

    Le chef de poste de la localité a indiqué que la mesure de les arrêter était venue d’en haut, sans plus de précisions.

    Les jeunes membres de l’ADC-Ikibiri ont été empêchés par leurs leaders d’user de la violence. Ils ont cependant eux aussi placé ici et là des pierres pour empêcher les autres passagers de continuer la route.

    Vers 15 heures de l’après-midi les membres de l’ADC-Ikibiri ont décidé de retourner à Bujumbura, ainsi la route a commencé à fonctionner normalement. Plus de 200 véhicules ont repris la route.

    De la part de plus d’un qui venaient d’observer cette chicanerie politique en moins d’une semaine de la conférence de Genève, le débat contradictoire notamment en politique se cherche encore au Burundi.

    Une telle décision, qui dit on est venue d’en haut, contraste tellement avec les discours de GENEVE où le gouvernement de Bujumbura avait promis d’accorder la liberté d’expression aux membres des partis politiques de l’opposition. Surement qu’à Genève la communauté internationale a été trompée, estime Léonce Ngendakumana. Le président de l’ADC-Ikibiri demande à la communauté internationale d’avoir un œil regardant sur le Burundi.

    Selon lui, la communauté internationale devrait être plus proche de la population en appuyant les projets en cours et non accorder un appui budgétaire au gouvernement de Bujumbura à cause de ces manquements en matière de gouvernance.

    Quoi qu’il en soit le Burundi a énormément perdu. Les vendeurs de poisons frais, les conducteurs sont certaines des victimes de cette décision qui est venue d’en haut.

    Le ministre de l’intérieur indique ce lundi qu’il a pris la décision d’interdire cette célébration du 18ème anniversaire du CNDD comme branche armée après avoir eu écho que tous les partis politique de l’ADC-Ikibiri s’étaient joints à ce parti qui avait demandé la permission.

    Seul le CNDD avait demandé la permission de faire tenir célébration et non tous les partis politiques regroupés au sein de l’ADC-Ikibiri.

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