
L’Organisation Internationale pour les Migrations, OIM, demande qu’un fond de 2,8 millions USD, soient levés pour soutenir le retour volontaire et la réinsertion des 37.000 anciens réfugiés burundais qui vivent actuellement en Tanzanie.
Dans un communiqué rendu public ce mardi, l’OIM indique que ces réfugiés vivent dans deux camps établis dans l’Ouest de la Tanzanie (Mtabila et Nyaragusu) depuis qu’ils ont fui les violences communautaires au Burundi en 1972 et en 1993.
La Tanzanie en collaboration avec le HCR, le Haut Commissariat pour les Réfugiés et le Gouvernement de Bujumbura prévoient 1.1millions d’USD pour assurer le transport de ces anciens réfugiés et leurs propriétés vers le Burundi et soutenir les services de l’immigration tanzanienne dans cette initiative.
Un montant supplémentaire de 1,7 million USD sera destiné à l’évaluation des besoins pour l’intégration socio-économique des anciens réfugiés en vue de mettre en place des programmes de réinsertion sociale dans les zones de forte concentration indique encore ce communiqué .
Pour le moment les mêmes rapatriés ont droit à de l’argent comptant des denrées alimentaires pour 6 mois, l’assistance médicale, un abri et l’éducation de la part du HCR.
L’OIM a également engagé des experts chargés de s’assurer, en collaboration avec les autorités burundaises, de la disponibilité des services sociaux de base pour les anciens réfugiés et les communautés d’accueil selon toujours ce communiqué.
Outre ces problèmes d’installations de ces rapatriés au Burundi, les problèmes de terres se posent avec acuité et sont sources d’insécurité particulièrement au sud et à l’ouest du pays.



